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Darfour : CICR et Pam se mobilisent pour aider les réfugiés
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Darfour : CICR et Pam se mobilisent pour aider les réfugiés
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a mis en place mardi un pont aérien à destination des personnes déplacées au Darfour, région de l’ouest du Soudan en guerre civile depuis un an et demi.
Un avion cargo Antonov devait décoller de Genève pour effectuer la première d’une série de six navettes et acheminer au total 720 tonnes de matériel et produits de première nécessité. L’appareil livrera ainsi 55 camions, 27 véhicules 4x4, des médicaments, du matériel médical, de l’eau et des réservoirs de carburant.
De son côté, le Programme alimentaire mondial (Pam, agence onusienne) a commencé des largages de vivres mardi dans les environs de Geneina, capitale de l’Etat du Darfour Occidental, au profit de personnes déplacées qui campent dans des régions inaccessibles. Ces largages, indique le Pam, se poursuivront pendant au moins un mois.
Les autorités soudanaises, qui ont signé samedi un accord visant à garantir le retour des 1,2 million d’habitants déplacés par le conflit du Darfour, ont amélioré l’accès aux camps de réfugiés, où persistent la malnutrition et les maladies, selon des coopérants humanitaires.
Même si le pouvoir soudanais honore sa promesse d’empêcher la poursuite des attaques des milices arabes contre des villages noirs, la majeure partie des habitants ayant fui les violences ne devraient pas revenir avant l’année prochaine, a estimé mardi un expert en migrations.
“Ils ne reviendront pas tant qu’ils n’auront pas la garantie qu’ils peuvent le faire en toute sécurité. C’est un travail de longue haleine”, explique Brunson McKinley, directeur général de l’Organisation internationale des migrations (OIM).
“La majeure partie de ces personnes sont des paysans qui n’ont rien pu semer. Ils reviendront probablement au début de l’an prochain. C’est à cette époque que nous verrons d’importantes foules (revenir)”, a-t-il dit lors d’une conférence de presse à Genève, après avoir signé l’accord sur les retours volontaires avec des responsables de l’Onu et du gouvernement soudanais.
Des infrastructures de base endommagées par les milices arabes Djandjahouid – écoles, hôpitaux, puits – doivent être réparées avant les vagues de retour des populations, estime McKinley.
Une résolution du Conseil de sécurité donne au Soudan jusqu’à la fin d’août pour prouver que les autorités améliorent les conditions de sécurité au Darfour, faute de quoi elles s’exposeront à des sanctions.
Un groupe représentant plus de 160 ONG américaines, dont 20 à 25 implantées au Soudan, a estimé parallèlement qu’il était urgent de recueillir de l’argent pour permettre qu’un règlement politique tienne au Darfour.
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