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Députés en délire
On n?est pas encore aux séances de l?Assemblée nationale de Taïwan où des députés en viennent aux mains, mais on y arrive. Mardi, la partie réservée à la PNQ a été houleuse, avec des échanges de propos des deux côtés de la Chambre. Ce n?était, en fin de compte, qu?une prolongation d?un bras de fer entre écoliers dans une cour de récré.
Dès le départ, Arvin Boolell, ministre de l?Agro-industrie, voit rouge. Manipulant ses documents bruyamment et brandissant un index accusateur vers l?opposition, il s?exprime avec chaleur. Nando Bodha prend alors un malin plaisir à l?aiguillonner avec ses questions supplémentaires.
Paul Bérenger boude dans son coin, n?ayant fait qu?un brin de causette avec Ashock Jugnauth en rejoignant sa place de simple député. Dans toute cette cacophonie, il ne fera que lancer des piques à Madan Dulloo, sans se soucier de poser des questions supplémentaires sur le dossier sucre.
De toute façon, il le fera lors de sa conférence de presse hebdomadaire.
Arvin Boolell sur sa lancée, Nando Bodha semble plus préoccupé à lancer des invectives à Dulloo qu?à l?écouter. Comme à l?accoutumée, Sunil Dowarkasing et Nita Deerpal-sing rivalisent d?adresse pour savoir qui criera le plus des deux côtés de la Chambre. Quand on est tout au fond des travées, il faut bien se faire entendre? à défaut de se faire voir.
Alors que cette dernière fait penser à un disque rayé avec ses « Pinoc-chio », Sunil Dowarkasing et Showku-tally Soodhun se font rabrouer par le speaker pour leurs commentaires.
D?habitude peu engagé dans ces joutes verbales, Jayen Cuttaree se trouve en porte-à-faux avec Madan Dulloo, qui le traite de tous les noms pour une histoire de billet d?avion.
À quoi Paul Bérenger réagit en envoyant un cinglant « vander » au ministre des Affaires étrangères. Jayen Cuttaree attirera encore l?attention sur lui vers 12 h 30 lorsque son portable se met à sonner?
À l?aise, la mine débonnaire, Ashock Jugnauth, suit tout ce ramdam avec amusement. Il poussera quand même le Premier ministre à montrer des signes d?exaspération sur la question de la politique du gouvernement pour combattre le sida. Les séances de vociférations ont encore de l?avenir?
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