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Découverte, Détente et… Dans le mille !
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Découverte, Détente et… Dans le mille !
Le tir à l’arc, de par ses origines mythologiques, n’est pas une discipline comme les autres. On a tous en tête Cupidon, Robin des Bois ou le Centaure Chiron – celui qui a formé les héros grecs Héraclès, Achille, entre autres – car ces personages sont souvent représentés avec un arc. En sus de cela, le tir à l’arc est une pratique ancienne remontant à la préhistoire où il était utilisé pour chasser.
Le Tir 3D (comprenez par là, tir à l’arc avec des cibles en 3 dimensions) renvoie justemment le tir à l’arc à ses origines : chasser des animaux pour la survie. Le principe est simple : il consiste à parcourir, en groupe d’archers, un itinéraire balisé d’animaux factices disposés à distances variables.
Le chassé de l’Étoile dans le sud-est de l’île dispose d’un tel parcours. Des licenciés de la Fédération mauricienne de tir à l’arc (FMTA) ont profité du passage de Geneviève Cluzel, présidente de la Ligue réunionnaise de tir à l’arc (LRTA) et surtout, de Thierry Duquennoy, le responsable de tir de parcours (Tir nature et Tir 3D) de la LRTA, la semaine dernière, pour s’adonner à cette spécialité, jusque-là pas encore pratiquée au niveau fédéral à Maurice.
Une panoplie d'animaux sauvages en mousse – lion, ours, cerf, sanglier, guépard, entre autres – attendaient, donc, ces archers. Pour certains d’entre eux, ça allait être leur première expérience de Tir 3D.
<B>Équipements fournis par l’Étoile</B>
Ce parcours de cibles en trois dimensions a été installé à l’Étoile en février 2002. Disposant de 20 cibles en temps normal, le parcours, à l’heure de la visite de la FMTA, n’en avait que 16. Pourquoi ? Ben tout simplement parce que les animaux sauvages (vivants ceux-là) ont pris pour… cibles leurs semblables en mousse et les ont détruits !
Avant de débuter le périple, les non-initiés bénéficient des conseils d’un spécialiste. Un pas de tir a même été aménagé pour tirer quelques flèches, histoire de minimiser les risques de les planter dans le décor, sur le parcours.
Après s’être équipé – l’Étoile fournit l’arc, les flèches, le carquois, une feuille de marquage – direction la première cible animalière : un ourson planté à la lisière d’une fûtaie. Le temps pluvieux de la veille rend plus difficile la tâche dans la mesure où le piquet qui délimite la distance à respecter, est entouré de boue. Certains s’enlisent. Mais cela fait justemment partie du jeu et cette première cible donne un apperçu de ce qui attend les pseudo-chasseurs d’animaux.
Pratiquement tout le monde réussit à planter leurs flèches dans l’animal, d’autant plus que la distance est relativement courte. Chacun compte ses points avant d’ôter les flèches et de se rendre sur la deuxième cible et les quatorze autres où on découvre notamment un bison, un pécari, un guépard, un cerf, un phacochère, une hyène, un sanglier, un mouflon, une antilope et un chevreuil, tantôt placé en hauteur ou dans une descente, tantôt dans les broussailles.
Hormis son aspect ludique, le tir en 3D permet aussi et surtout de faire une randonnée pédestre. Le cadre verdoyant de l’Étoile s’y prête volontiers.
<B>Faire abstraction de toute fatigue musculaire</B>
Ainsi, pendant quatre heures, les archers ont arpenté les recoins de l’Étoile pour relever ce défi. Il fallait, entre autres, tirer sur un crocodile qui, planté dans un décor qui sied bien à l’animal (sur les berges d’une rivière), pourrait faire fuir un randonneur non-averti. Il en est de même pour l’imposant lion, où l’ours brun placé dans un sous-bois.
Une caractéristique sportive qui rend le Tir 3D intéressant, c’est le fait de se reconcentrer après l’effort. L’exemple typique c’est sur la cible de l’ours brun où il faut escalader une pente raide, reprendre son souffle, faire abstraction de toute fatigue musculaire pour se concentrer sur la cible. C’est, d’ailleurs, une des particularités du tir à l’arc de compétition, quelle que soit la spécialité.
Après quatre heures d’intense effort, mais surtout de satisfaction personnelle garantie, le groupe d’archers mauriciano-réunionnais regagne le restaurant de l’Étoile. Le forfait de Rs 1 200 par personne (VAT exclus) comprend également un repas.
Thierry Duquennoy termine premier de la compétition (même si c’en n’était pas une réellement). Il pose son impressionnant arc à poulie à ses côtés. Il nous livre ses impressions sur le parcours de l’Etoile, lui qui a déjà participé aux Championnats du monde en juillet 2002 en Afrique du Sud. Une compétition qui n’a rien à voir car le nombre de cibles est doublé et les distances allongées et elle dure toute une journée. “C’est plutôt un parcours d’initiation et de découverte. Les distances ne sont pas vraiment réglementaires, mais cela permet aux gens de se faire plaisir”, fait-il ressortir.
Faisant également partie de l’Association sportive des chasseurs à l’arc de la Réunion (ASCARUN), Thierry Duquennoy avoue que les membres du club font régulièrement des parties de chasse dans les pays d’Afrique, notamment la Namibie ou le Zimbabwe, car à la Réunion, c’est interdit.
En ce qui concerne les Tir 3D, l’île soeur dispose de trois sites où sont organisées trois à quatre compétitions, annuellement, auxquelles est conviée une trentaine de participants. “C’est une spécialité qui n’a que quelques années d’existence”, précise-t-il.
À Maurice, la FMTA espère vulgariser cette spécialité. Avec le concours de la LRTA, elle compte organiser une épreuve de Tir 3D, en novembre de l’année prochaine, qu’elle inclura dans un week-end de compétition qui alliera Tir en salle sur un jour et Tir 3D le lendemain. Le vainqueur sera celui qui aura réalisé le meilleur total de points des deux spécialités. Cette idée n’a pas déplu au gérant de l’Étoile, François Rousset, qui se dit prêt à accueillir l’événement.
En attendant, ceux qui veulent se prendre pour le Robin des Bois des temps modernes sans passer pour un meurtrier, peuvent téléphoner au 433 1010 pour avoir de plus amples renseignements.
<U><B>RÈGLEMENTS D’UNE COMPÉTITION
LE DÉCOMPTE DES POINTS</B></U>
Pour chacune des flèches :
— 10 points X Petit cercle dans le cercle 10
— 10 points Cercle dans la zone vitale
— 8 points Reste de la zone vitale
— 5 points Corps de l’animal
— 0 point Cornes, sabots, plumes (queue du dindon), cible manquée.
Seules les flèches fichées en cible comptent.
Lors d’une compétition, il ne peut y avoir qu’une seule zone marquante (zone “tué” et zone “blessé”) sur un animal.
Une flèche arrivant en cible par ricochet compte, à condition d’être plantée dans une zone marquante.
Une flèche qui s’encastre dans une autre, déjà en cible, marque la même valeur que la flèche encastrée.
Une flèche qui heurte une autre flèche et se plante en cible doit être comptée suivant sa position en cible.
<U><B>L’ARBITRAGE</B></U>
L’organisateur forme les pelotons et nomme les chefs de peloton. Le chef de peloton a pour rôle essentiel le contrôle du temps de tir et le marquage des points, obtenus par chaque tireur, sur la feuille de marque.
Le chef de peloton pourra être soit un tireur, soit un accompagnateur. Il interdira aux archers de toucher aux pièges faits par les branches, les herbes, les feuilles, etc.
Il assurera la rotation des tireurs à l’intérieur de son peloton pendant les tirs. Exemple pour 5 tireurs : ABCDE, BCDEA, CDEAB, DEABC, EABCD, etc.
La feuille de marque doit être signée par le chef de peloton et le tireur concerné et la double marque est obligatoire et doit être mise à jour à chaque cible.
<U><B>TECHNIQUE DE TIR</B></U>
Flèche tombée de l’arc : une flèche, tombée de l’arc peut être tirée une seconde fois si l’archer peut la toucher avec la main ou avec son arc sans quitter le pas de tir.
Flèches perdues : leur recherche doit se faire après le concours, sauf s’il est possible d’assurer la sécurité des personnes et si aucune gêne ne s’ensuit pour le bon déroulement de l’épreuve, ni pour le peloton qui suit.
Interdit : Jeter des flèches à la main, pour quelque raison que ce soit.
<U><B>L’IMPLANTATION ET LA SÉCURITÉ</B></U>
Dans la mesure du possible, les cibles seront placées devant une zone où les flèches pourront se planter sans dégâts.
Si la configuration du terrain ne le permet pas, l’organisateur devra prévoir une butte, un filet ou tout autre matériel pouvant être camouflé par de la peinture, des feuillages ou des plantes.
Positionnement des cibles : l’angle entre la surface de la cible et la ligne de visée ne doit pas être exagérément éloignée de 90°.
Position de tir : en armant son arc, un archer ne doit pas utiliser une technique qui, selon les arbitres, pourrait permettre à une flèche, si elle est lâchée accidentellement, de voler derrière la zone de sécurité.
Si un concurrent persiste, il sera, pour des raisons de sécurité, prié par le président des arbitres de cesser le tir et de quitter le terrain.
<U><B>LE CONTRÔLE DU TEMPS</B></U>
L’équipe dispose de 3 minutes pour tirer l’ensemble des 6 flèches (2 flèches par archer). Le chronomètre démarre une fois que le premier tireur a franchi le piquet jaune. Ses coéquipiers peuvent le suivre.
<U><B>Un seul archer tire à la fois.</B></U>
Un juge ayant observé un archer dépassant le temps limite imparti, l’avertira par une note signée sur la feuille de marque de l’équipe, indiquant l’heure et l’avertissement. Au second et tout autre avertissement écrit suivant, lors de cette compétition, là où les flèches tirées hors délai seront annulées.
Le temps limite peut être étendu par l’arbitre responsable, lors de circonstances exceptionnelles.
<U><B>LES EX AEQUO</B></U>
En cas d’égalité, les archers sont départagés :
Au nombre de 10 (10 et 10X) , au nombre de 10X, au nombre de 8 au nombre de 5
<U><B>POINTS PARTICULIERS</B></U>
Les jumelles, caméras, appareils de photos et tout appareil pouvant servir à l’appréciation des distances sont interdits sur le parcours.
Il est conseillé de retracer les zones de l’animal lorsque les limites sont peu nettes et sont sujettes à litige.
<U><B>LES DIFFÉRENTS ARCS</B></U>
Dans la terminologie de ces passionnés, l’arc droit correspond à l’arme ancestrale utilisée par les chasseurs à l’aube de la civilisation et par Robin des Bois. L’arc classique ressemble au précédent sauf qu’il est incurvé. L’arc à pouliess avec ou sans viseur est un peu la Formule 1 du tir. Des poulies démultiplient la force de l’archer lui permettant de tirer de très loin avec force et précision.
La puissance d’un arc est calculée en livres ; elle varie entre 20 à 80 livres (entre 10 et 40 kg) et est fonction de la morphologie du tireur.
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