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Décision à l?étude sur l?accès des propriétaires au GBS
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Décision à l?étude sur l?accès des propriétaires au GBS
L?accès au bâtiment sinistré de Grand-Bay Store (GBS) et à la route côtière sera interdit tant que les autorités n?auront pas sécurisé les lieux. Le bâtiment en ruines de GBS a été minutieusement examiné par des ingénieurs des ministères des Infrastructures publiques, du Logement et des Terres ainsi que ceux du Conseil du Nord hier matin. Un nouvel examen est prévu aujourd?hui. Les enquêteurs continuent à écumer les décombres à la recherche d?indices. Par ailleurs, la Private Notice Question au Parlement concernait une fois de plus le drame de Grand-Baie. Le Premier ministre a demandé à l?opposition de faire preuve de ?patriotisme?. (Voir hors-texte).
Après une nouvelle visite des lieux ce matin, les ingénieurs envisageront de donner l?autorisation aux propriétaires de certains commerces de GBS d?y pénétrer. Autrement, le bâtiment en ruines devra être rasé.
Par ailleurs, pour la police, la réouverture de la route à la circulation reste une priorité. La grogne monte parmi les commerçants affectés par la roue fermée et les autorités ne voudraient pas perturber la célébration d?Aadi Cavadee lundi prochain à Grand-Baie.
Opinions divergentes
Entre-temps, les deux experts en explosifs du Federal Bureau of Investigation (FBI), Ken Stockham et Ron Kelly continuent à chercher dans les décombres. Ils s?intéressent aux ustensiles de cuisine de La Langouste Grisée. Avec l?aide d?éléments du Scene Of Crime Office, ils sélectionnent pièce par pièce pour reconstituer la cuisine dans le parking du restaurant. Dave Walsh, responsable de la sécurité à l?ambassade américaine, assiste à l?exercice.
Selon des sources officielles, une pièce maîtresse est manquante. L?équipe se déplace à Piton où une partie des débris est entassée. Après une fouille, les deux agents du FBI mettent la main sur un régulateur endommagé. Celui-ci est emporté à des fins d?analyse.
Pour ce qui est de l?enquête elle-même sur l?origine de l?explosion, l?avis des agents du FBI semblent être en contradiction totale avec le rapport préliminaire du Forensic Science Laboratory. Celui-ci fait état de la présence d?explosive residues, prélevés sur les lieux du désastre. L?agent Stockham du FBI attribue l?origine de l?explosion à une fuite de gaz. C?est pour cela qu?il s?intéresse aux conduits de gaz du restaurant La Langouste Grisée.
Les enquêteurs du FBI qui sont en possession de clichés pris dans différents angles du GBS après l?explosion et qui ont passé les lieux au peigne fin soumettront un rapport complet aux autorités aussitôt qu?ils regagnent les Etats-Unis d?ici demain. Marylin Williams, Assistant Legal Adviser du FBI, a quitté Maurice dimanche.
L?ACP Ramesh Ramen, Nor-thern Divisional Commander supervise l?opération. Suren Nunkoo, du Central Criminal Investigation Department, responsable de la sécurité du site prend note de chaque détail sur les lieux de l?explosion. La Criminal Investigation Division de Grand-Baie, menée par le chef inspecteur G. Bissoon et l?inspecteur Gobin, poursuit l?enquête sur le terrain.
?PRIVATE NOTICE QUESTION?
<B>Ramgoolam tenaille Bérenger qui continue à rassurer</B>
■ L?opposition et le gouvernement sont toujours à couteaux tirés sur la manière dont le gouvernement traite l?explosion de Grand- Baie. Alors que le leader de l?opposition, Navin Ramgoolam, maintient que le gouvernement est en train d?agir ?en amateur? en évoquant des thèses probables et ?erronées? de l?explosion, le Premier ministre réplique qu?il est satisfait de la façon dont la question a été traitée et insiste qu?il faudrait rester ?patriote? dans cette affaire et ne surtout pas donner une dimension terroriste à l?incident.
Des traces d?explosifs ont été trouvées à Grand Baie par la Forensic Science Laboratory. Rex Stockham, un expert en explosifs du FBI a, pour sa part, émis l?opinion que l?incident a pour origine une explosion de gaz même s?il ne peut pas affirmer d?où provenait le gaz ou les circonstances qui ont mené à l?explosion. C?est ce qu?a affirmé le Premier ministre à l?Assemblée nationale hier en insistant sur le fait que cela ne change en rien l?évaluation qu?a faite le gouvernement sur l?absence de dimension terroriste à l?incident.
?Le Premier ministre maintient-il toujours qu?une fuite de gaz est la cause la plus probable de l?explosion ?? a demandé le leader de l?opposition à Paul Bérenger. Navin Ramgoolam voulait surtout dénoncer les affirmations prématurées du gouvernement et surtout le très controversable communiqué émis par le ministre du tourisme ? émis d?après Paul Bérenger pour ?rassurer le monde et surtout le secteur du tourisme sur le fait que l?incident n?avait aucune dimension terroriste?.
Paul Bérenger a refusé de prendre en considération les points avancés par l?opposition. ?Je fais confiance à la police aidée du FBI pour tirer cette affaire au clair.? Il réitère le fait que le ministre du Tourisme, Anil Gayan, a eu parfaitement raison de sortir le communiqué car il s?agissait avant tout de rassurer tout le monde. Le Premier ministre a aussi fait ressortir qu?il est en contact permanent avec la police mais qu?il ne reçoit pas de rapports intérimaires en tant que tels.
Aux commentaires de Navin Ramgoolam a l?effet que les opinions émises par le Premier ministre et par le ministre du Tourisme étaient ?imprudentes, trompeuses et erronées?, Paul Bérenger n?a pas réagi. Il a cependant insisté qu?il n?allait pas prendre en considération les opinions émises par ?toutes sortes d?experts qui ont des intérêts particuliers?. Dans cette catégorie se trouvent ?les journalistes, qui doivent trouver des titres à sensation pour augmenter la circulation de leurs journaux? et les ?gas salesmen?.
Le Premier ministre a insisté que l?enquête policière n?est pas complétée et, tout en félicitant la population pour son comportement exemplaire, il a rappelé aux membres de l?opposition qu?ils se devaient d?agir en patriotes.
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