Publicité

Débats à huis clos pour renouveler le contrat de nettoyage de Maxi Clean

7 décembre 2004, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Les débats concernant le renouvellement du contrat de Maxi Clean pour le ramassage d?ordures se sont déroulés, hier, à huis clos à la municipalité de Curepipe.

Le public et la presse, pourtant invités à suivre cette session spéciale, ont été priés de quitter la salle pendant que les conseillers municipaux discutaient de la question. La séance à huis clos était une proposition du nouveau maire de Curepipe, Sadasiven Teeroovengadum.

Savoir ce que décident les élus

Le conseiller indépendant Coomaravel Pyaneeandee a contesté cette proposition, déclarant que les citoyens ont le droit de savoir ce que leurs élus vont décider. Le maire sortant, Ackmed Mohamed, devait, lui, faire remarquer qu?il s?agissait de renverser une décision antérieure du conseil. Les Standing Orders, a-t-il dit, prévoient qu?une telle décision ne peut se faire qu?après que le conseil a pris une décision. C?est alors que le public est prié de quitter la salle pour la tenue des débats qui ont duré une vingtaine de minutes.

Le public a été autorisé à revenir à la salle de réunion seulement au moment du vote des conseillers. La majorité a voté pour le renouvellement, à l?exception de Coomaravel Pyaneeandee et d?un conseiller du PMSD. Le maire sortant s?est retiré au moment du vote, pour revenir après l?exercice. Le maire de Curepipe a alors fait savoir que le conseil a pris deux décisions : (i) payer les heures supplémentaires des éboueurs à partir du 1er décembre et (ii) accéder à la requête de Maxi Clean pour une hausse de 8% lors du renouvellement du contrat mensuel. Le contrat de Maxi Clean concerne notamment le nettoyage des rues de Forest-Side, Les Casernes, Camp-Caval, Rivière-Sèche, Engrais-Martial.

Maxi Clean avait rompu son contrat de nettoyage le 9 novembre dernier, après avoir informé la mairie qu?en raison de la hausse du coût d?opération, elle ne pouvait continuer à traiter avec un contrat mensuel de Rs 268 000. Elle réclamait une augmentation de 8 %, qui fut rejetée par la mairie. La nouvelle équipe dirigeante a renversé la décision de l?équipe sortante, puisque les éboueurs de la mairie ne pouvaient plus faire face au volume de travail. Résultat : les ordures s?entassaient à chaque coin de rue dans la Ville lumière. Dans cette situation, la mairie a aussi décidé de recruter 54 nouveaux éboueurs.

Publicité