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Cécilia Robert, la nature passionnément

21 septembre 2008, 00:00

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Telle une vraie tornade, Cécilia Robert fait irruption dans son petit bureau rustique de Floréal. Pas de doute, on sait déjà à qui on a affaire. Une boule d?énergie qui, malgré une grossesse déjà bien avancée, ne tient pas en place. « Je suis toujours comme ça, en mouvement. Et impatiente de nature », confie cette jeune femme souriante aux cheveux châtains et à l?allure sportive.

Et de l?énergie, il lui en faut. Car c?est elle qui s?occupe de la logistique et de l?organisation du Ferney Trail. D?ailleurs, elle n?a pas été épargnée, car le mauvais temps a joué les trouble-fêtes et la course qui devait avoir lieu hier, a été renvoyée au 8 novembre. N?empêche, la jeune femme a su rebondir. Car qui dit renvoi, dit aussi annulation. « Je dois refaire les listes d?inscriptions. Toutefois, il y a beaucoup de participants qui vont se réinscrire. Et ceux qui ne pourront pas venir seront remplacés par de nouveaux candidats. Ceux qui ont pris le kit avec t-shirt et dossard devront le garder précieusement, car ils en auront besoin pour la course. Mais ceux qui ont annulé leur participation, peuvent ramener le kit et se faire rembourser à Incentive Partners », explique-t-elle.

Mais c?est quoi le Ferney Trail ? En fait, il s?agit d?une course de 28 km entre Anahita et Falaise Rouge, qui se situe à Ferney. Elle réunira plus de 860 participants. Le Ferney Trail a aussi une vocation écologique. Car chaque participant contribuera à travers ses frais d?inscription à la protection et à la valorisation d?une partie de l?écosystème mauricien. En effet, une partie de la somme récoltée aidera au programme de replantation d?arbres endémiques et indigènes dans la forêt de Ferney, projet qui aboutira à terme à la réintroduction d?oiseaux endémiques tels que le pigeon des mares et la grosse cateau verte. Beau projet donc dans lequel est impliquée Cécilia.

Et la protection de l?environnement, ça la connaît ! Puisque la jeune femme a effectué des études en agro-développement et une spécialité en écotourisme à l?Ecole d?ingénieur d?agro-développement international de Paris. Cécilia a aussi voyagé pendant un an en Afrique et travaillé pour les projets d?agro-développement. « Je suis dans une profession où il n?y a pas beaucoup de femmes, constate-t-elle. Ce qui m?a poussée dans cette voie, ce sont la nature, les voyages et les êtres humains. Je voulais assister au face-à-face homme-nature, étudier la relation entre eux. Mais aussi comment protéger les différentes cultures. »

Le mal du pays

Après une parenthèse dans l?immobilier à Paris, Cécilia décide, en 2006, de poser ses bagages sous les tropiques. « J?étais déjà venue en vacances à l?île Maurice en 1992. Mon père adorait le pays. Mais en 2006, c?était comme si je venais pour la première fois », explique-t-elle. Et la jeune femme va rencontrer Frédéric, un jeune entrepreneur mauricien, lors d?une excursion aux Cerfs Volants, à St-Félix. Et elle l?épousera quelque temps après. Entre-temps, ils décident de travailler ensemble dans la société spécialisée dans l?écotourisme qu?il a créée, Incentive Partners.

Mariée depuis un an, Cécilia avoue que son métier lui prend tout son temps. « Pour le moment je m?occupe plus de ma vie professionnelle. Tant que je n?ai pas d?enfant ça va. Mais je pense qu?avec le bébé qui arrive, les choses seront différentes. En même temps, j?aime ce que je fais. C?est une profession très agréable où je m?épanouis », confie-t-elle.

Très impliquée dans son travail, elle arrive quand même à souffler de temps en temps. « J?essaie de prendre un peu de repos avec mon mari, ma famille et mes amis. Les week-ends je vais à la mer. J?adore la plongée. C?est une drôle de sensation de se retrouver dans les profondeurs du lagon », explique-t-elle avec enthousiasme.

La jeune femme trouve aussi le temps pour ses autres passions : le jardinage, la peinture, la décoration et le bricolage. Conquise par l?île, Cécilia a toutefois le mal du pays. Sa famille en France, ses amis, « sa petite maison » et son pays lui manquent énormément. « J?étais en France pendant un mois. J?ai eu du mal à partir. Laisser derrière ma famille, mes amis, et m?en aller c?était super dur. Ici, je n?ai pas beaucoup d?amis. En plus, ça ne remplacera pas les 29 ans d?amitiés que j?ai eues en France. Chaque année, je me fais un devoir d?y retourner et ce sont de grandes retrouvailles », dit-elle, en pensant à son cadeau de mariage, la maison familiale que l?on peut voir en peinture chez elle.

Par ailleurs, Cécilia a des projets plein la tête. « Je voudrais organiser des événements éco-responsables dans le cadre du projet Maurice île durable. Mais aussi impliquer davantage les Mauriciens dans tous ces événements si appréciés des touristes et mettre en valeur la beauté de l?île », lance-t-elle. C?est pourquoi, elle organise La Regatta en novembre, la 4e édition du Royal Raid et le projet de marathon en mai et juin 2009 notamment. On n?a pas fini d?entendre parler d?elle.

Joëlle ELIX

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