Publicité
Cuiseurs solaires pour foyers mauriciens
Par
Partager cet article
Cuiseurs solaires pour foyers mauriciens
Le cuiseur solaire s?inspire de l?appareil construit en 1767 par Horace de Saussure, naturaliste suisse, pour l?étude de l?effet de serre. Dans les années 1970-80, d?autres pionniers contribuèrent à développer ces outils de cuisson solaire aussi bien en Europe que dans d?autres continents d?Afrique.
L?association Bolivia-Inti, fondée en 1999, tenta de contribuer à l?amélioration des conditions de vie des habitants des Andes, en France, grâce aux applications de l?énergie solaire. Ce projet connu comme Bolivia Inti-Sud Soleil est aussi un moyen de préserver les ressources naturelles et réduire les émissions de gaz carbonique .
Près de 6 000 cuiseurs solaires ont été auto-construits en Bolivie, au Pérou, au Chili et sont utilisés par 35 000 personnes.
Les femmes utilisent cet appareil en raison des avantages qu?il présente pour la santé, l?environnement, l?économie et son côté pratique. Les Boliviennes ont suivi un stage pour la construction de s cuiseurs solaires. Leur témognage : «Il y a un peu plus d?une année que nous nous en servons et, depuis, notre vie n?est plus la même. C?est un petit coin de paradis dans notre cour, le plaisir de goûter à de nouvelles saveurs, de voir la vapeur se dégager des fours»
Armand Maudave, le président d?honneur du jumelage Souillac France-Souillac-île Maurice et le promoteur de ce projet à Maurice, pense que ce type de projet vient à point nommé, à un moment où l?on met l?accent sur une île Maurice durable : «Avec le changement climatique et les ressources naturelles qui s?épuisent progressivement, nous devons absolument trouver d?autres voies pour que l?aide atteigne les plus pauvres, en tenant en ligne de compte les besoins locaux et à moindre coût», dit-il, tout en précisant qu?il n?est guère dans l?intention des membres de commercialiser cet appareil. Il faudrait au moins Rs 10 000 pour en construire un.
«Nous étudions d?autres moyens de réduire le coût pour que ce soit accessible aux gens qui ne peuvent en faire l?acquisition».
Réduire la consommation du gras
Outre la réduction du gaz carbonique, Armand Maudave croit que l?utilisation des fours solaires servira aussi à changer beaucoup de mauvaises habitudes alimentaires comme, par exemple, l?utilisation excessive d?huile pour la friture, ce qui réduira la consommation des matières grasses.
Jean-Claude Tripier, président du Jumelage, suggère aux Organisations non gouvernementales (ONG) et au Trust-Fund for the Integration of Vulnerable Groups (TFIVG), qui ont les moyens de financer ce projet, d?encourager la pratique de ce type de cuisson. «Nous sommes disposés à leur transmettre toutes les données requises pour qu?ils puissent aider les gens qui sont dans le besoin», dit-il.
Les membres de l?association ont la ferme intention d?envoyer un peu de chaleur qui se dégage des cuiseurs solaires de Bolivie dans les c?urs mauriciens. Le parrainage d?un autre projet cher à SF-SM est de réaliser les ambitions légitimes de jeunes mauriciens «mais pas à n?importe quel prix», précise le président. «C?est une synergie entre un jeune méritant, entouré par une famille responsable et un volontaire. Cela permettra ensuite des échanges avant de faire le bon choix d?orientation professionnelle par la personne concernée.»
En outre, le parrain accompagne le jeune «jusqu?au bout de son talent et quel que ce soit la filière ou le métier choisi».
Un parrainage qui se concrétise aussi par des propositions de stage, d?un job en entreprise mais également par la découverte d?autres domaines socioculturels.
Geneviève Sarah Benoît, âgée de 20 ans, ancienne élève au couvent Lorette de Curepipe,qui habite Souillac, a bénéficié d?une bourse de deux ans au Lycée hôtelier de Souillac-France. Elle a mis le cap hier pour La France. «Je ne m?y attendais pas à ce que les démarches aboutissent aussi vite», disait-elle, ravie, l?autre jour.
Aimant les bons plats, Géneviève s?est inscrite en 1998 à l?Industrial Vocational Training Board (IVTB) d?Ebène pour parfaire ses connaissances dans la restauration. Ayant eu vent de son parcours, Jean-Claude Tripier, lui fait part de cette offre boursière la même année. «Comment refuser une telle offre ?», dit-elle. Bernadette Ambal, de la SF-SM, est prête à accueillir Geneviève et à l?aider dans ses premiers pas en France. «Je suis rassurée, même si c?est la première fois que je prends l?avion vers une destination inconnue», dit la jeune fille.
Et la suite ? Elle est facile à deviner: «Je compte ouvrir un restaurant un jour à Maurice et travailler à mon propre compte».
JUMELAGE DES DEUX SOUILLAC
Pour d?évidentes raisons historiques
■ Le Jumelage Souillac-Maurice et Souillac-France, est considéré comme étant celui qui a le mieux réussi compte tenu de sa durée : 20 ans et la qualité de ses échanges. Le jumelage des deux Souillac est né d?une rencontre à Paris entre Alain Chastagnol et le maire de la Commune du même nom dans le Lot.
L?ambassade de Maurice pressentie par le secrétariat de l?Association Mondiale des Villes Jumelées et Cités Unies (SMVJ/CV) avait soumis un rapport détaillé au ministère des Affaires étrangères à Port-Louis sur les avantages et les procédures à suivre pour jumeler certaines communes françaises.
Armand Maudave, président d?honneur, avait alors suggéré les possibilités suivantes, pour d?évidentes raisons historiques :
(i) Port-Louis ou Mahébourg à St Malo et / ou à l?Orient (Cie des Indes).
(ii) Grand-Baie à St Tropez (Bailli de Suffren)
(iii) Curepipe à Nice ou Bordeaux
(iv) Souillac à Souillac.
Celui de Souillac se fit avec un certain éclat. Arrivèrent en 1987 non seulement une délégation souillaquaise du Lot mais aussi une équipe de rugby qui se mesura aux clubs locaux.
Souillac, se souvient, Armand Maudave, fut proclamé village touristique en 1988. Cela permit en outre, de rénover le bâtiment du Batelage, le coin des lavandières sur la rivière et les quais de Port Souillac pour les pirogues des pêcheurs.
«Ce jumelage aura permis aux habitants des deux Souillac de se connaître de s?apprécier et ainsi à tisser et raffermir les liens d?amitié qui existent entre l?île Maurice et la France ? liens qui remontent au début du 18e siècle.
Publicité
Publicité
Les plus récents