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CPE : les attentes déçues

13 décembre 2007, 00:00

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C?est l?heure de vérité pour quelque 27 000 écoliers qui ont participé aux examens du Certificate of Primary Education (CPE). Mais Lucien Finette, directeur du Mauritius Examinations Syndicate, confie déjà que «le taux de réussite ne sera pas meilleur que celui de l?année dernière».

Ce n?est donc pas cette année que les écoliers battront un record au niveau du pourcentage de «pass». L?on n?atteindra pas les 70 % de réussite aux épreuves de fin de cycle primaire. Et la courbe croissante au niveau du taux de réussite sera, sauf grande surprise, interrompue à l?annonce des résultats aujourd?hui.

Les autorités s?attendaient pourtant à ce qu?il y ait une nouvelle augmentation dans le nombre de candidats qui réussissent aux examens. «En me basant sur les projections faites et sur les résultats de l?année dernière et de celle d?avant, je pensais qu?il y aurait une hausse, mais ce n?est pas le cas. Nos attentes ne sont pas confirmées», précise Lucien Finette.

Chaque année, le MES fait des prévisions en comparant les résultats obtenus par les candidats à ceux qu?ils avaient eus lorsqu?ils étaient en Std V. Compte tenu du fait que les écoliers qui ont pris part aux examens de fin de cycle primaire cette année avaient obtenu de très bons résultats l?année dernière, le MES avait estimé que la cuvée 2007 allait être plutôt bonne.

Depuis quelque temps, le MES a également entamé une campagne visant à former les professeurs pour qu?ils se concentrent moins sur l?apprentissage par c?ur et un peu plus sur la compréhension et le raisonnement. A priori, la leçon n?a pas encore été comprise par tout le monde.

«Les candidats ont toujours eu certaines difficultés lorsqu?il s?agit de comprendre et de s?exprimer. Cela s?est surtout vérifié dans le papier d?histoire ? géographie», explique Lucien Finette.

<B>Résultats à partir de 9 heures</B>

Si cela se confirme dans les faits aujourd?hui, l?introduction du A+ dans le grading system en 2006 et la création des collèges nationaux accueillant les écoliers ayant eu les meilleurs résultats au CPE ne provoqueront pas l?amélioration des performances qu?attendaient les autorités.

Le ministre de l?Education, Dharam Gokhool, reste cependant confiant. «En 2005 et 2006, nous avons vu qu?il y a eu une légère hausse des performances et le MES a fait des prévisions qui vont dans ce sens. C?est notamment pour cela que nous avons ajouté trois collèges nationaux cette année pour porter le nombre à 11, permettant ainsi à environ 1 700 enfants d?y obtenir une place», explique-t-il. Le ministre s?attend également à qu?il y ait une hausse au niveau de la qualité.

Si de 2000 à 2003, le taux de réussite n?avait cessé de diminuer légèrement année après année pour atteindre les 62,6 % en 2003, il était à la hausse depuis, jusqu?à atteindre 67,9% pour la cuvée 2006.

Les résultats de cette année seront affichés dans les écoles ce matin à partir de 9 heures jusqu?à 15 heures. Les 17 collèges gérés par le Bureau de l?éducation catholique vont procéder à l?enregistrement des étudiants en Form I pour les 50 % de places qui sont réservées par l?autorité catholique. Cette année, 714 places seront disponibles. Sont éligibles : les candidats qui ont eu un grade aggregate de 15 à 20 unités.

<B>Gokhool maintient sa décision sur le travail durant les vacances</B>

Une exigence du ministre de l?Education, Dharam Gokhool, a mis le feu aux poudres dans écoles et collèges. Dans une circulaire lundi dernier, le ministère de l?Education a expliqué aux responsables d?écoles, à leurs assistants ainsi qu?au personnel non-enseignant qu?ils doivent être présents chaque jour de semaine toute la journée durant les vacances scolaires. Face aux réactions hostiles, Dharam Gokhool s?explique.

«Notre objectif est que la rentrée 2008 se déroule dans les meilleures conditions possibles. Pour cela, il faut un travail préparatoire. Nous recevons beaucoup de représentations de membres du public par rapport aux infrastructures et cela ne peut plus continuer. A plusieurs reprises, j?ai moi-même vu qu?il y a des écoles pas bien entretenues et cela ne rime pas avec la qualité que nous voulons donner à l?éducation», explique le ministre.

Au vu des réactions de leurs membres, les syndicats, dont la Government Teachers? Union (GTU), la Deputy Rectors? Union (DRU) et la Mauritius Head Teachers? Association sont montés en première ligne pour exiger l?annulation de cet ordre et pour le condamner.

«Une décision injustifiée»</B>

Soondress Sawmynaden, président de la DRU indique, dans une lettre adressée au ministre, que «nous considérons votre décision avec beaucoup d?inquiétude et estimons que n?importe qui avec un minimum de sens commun comprendra que c?est une décision complètement injustifiée». Vinod Seegum, président de la GTU, ajoute que «la décision unilatérale et arbitraire du ministère de l?Education pour demander aux maîtres d?école et au personnel non enseignant d?être présents de 9 heures à 15 h 30 pendant les vacances frise la dictature».

Mais plutôt que de faire marche arrière, le ministre maintient sa décision. «Même durant les vacances scolaires, il y a du travail à faire dans nos écoles. Certes, certains ne sont pas habitués au travail, mais d?autres le font très bien. Le ministère ne fait que demander aux personnes concernées de faire leur boulot. Je ne peux pas, par exemple, accepter qu?il y ait des écoles où le maître d?école n?est même pas là quand le ministre se rend à cette école», déplore Dharam Gokhool.

Durant les vacances, des visites surprises seront faites un peu partout dans l?île. Cette tâche a été confiée à des éléments du quartier général du ministère à Phoenix ainsi qu?aux «zone directorates».

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