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Coups ayant entraîné une maladie : affaire rayée

10 septembre 2003, 20:00

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Jean Pigeot, 49 ans, est un homme soulagé. Les accusations provisoires de coups, causant une maladie pendant plus de 20 jours, formulées contre lui, l?an dernier par une jeune femme de 19 ans, ont été rayées le 4 septembre. Ainsi en a décidé le magistrat Raj Seebaluck à la suite des recommandations de la poursuite, en l?occurrence la police.

L?affaire remonte à septembre 2002. Shirley Labavarde, une femme qui squatte la cour de l?entreprise sise à Grande-Rivière-Nord-Ouest où travaille Jean Pigeot, fait une déposition à la police. Après une prise de bec avec le directeur de l?entreprise, munie d?une barre de fer, elle brise une des portes du bâtiment. Jean Pigeot, allègue-t-elle, lui enlève alors la barre avant de s?en servir pour lui asséner deux coups. A la suite de cela, elle aurait perdu l?enfant qu?elle portait.

Jean Pigeot, qui travaille à son compte, nie tout. Il assure que le jour de l?incident allégué, il n?est venu à l?usine qu?en début de matinée pour prendre une livraison. Puis il rentre chez lui à 11 heures pour n?en ressortir que vers 16 heures. Il va voir un client, il dépose des ouvriers et, souffrant d?un gros rhume, il regagne son domicile à Quatre-Bornes.

Triste...

Si Jean Pigeot ne cache pas son soulagement que la cour ait tranché en sa faveur et qu?aucune accusation n?ait été retenue contre lui, il ne peut s?empêcher d?être triste d?avoir été injustement accusé. D?autant plus, explique-t-il, qu?il s?est toujours montré charitable et généreux envers Shirley Labavarde et sa famille.

?Pour moi, cette fille est un cas social, l?exemple type de l?exclusion. Ce n?est pas pour me vanter, mais je lui ai souvent donné de l?argent et des cigarettes ainsi qu?à sa mère et son concubin. J?ai été surpris quand elle m?a accusé de l?avoir battue au point de lui faire perdre son bébé.? Jean Pigeot dit avoir insisté auprès de la police pour être soumis à une parade d?identification, croyant que son accusatrice allait revenir sur ses allégations. ?J?ai été encore plus choqué quand elle m?a désigné comme son agresseur alors que je n?ai jamais levé la main sur elle ni sur personne d?autre d?ailleurs. J?ai pris des cours de premiers soins et j?ai déjà sauvé une vie. Tous ceux qui me connaissent savent que je n?aurais jamais pu commettre un tel acte?.

Ces allégations, ajoute-t-il, ont causé un tort immense à lui et aux siens et particulièrement à sa fille qui avait alors ses examens de Higher School Certificate. ?Heureusement qu?elle a réussi. Mais imaginez la perception générale et les appels téléphoniques des gens qui doutent de vous??

Jean Pigeot se dit surpris par sa comparution en cour où il est convoqué à deux reprises. La première fois, en début d?année, c?est une simple formalité. On lui demande de revenir le 4 septembre.

Lors de sa deuxième comparution, il patiente pendant quatre heures avant qu?un policier ne l?interpelle de loin pour lui dire que l?affaire est rayée. ?Je me suis adressé au magistrat en demandant si c?est comme cela qu?un jugement est rendu. Il m?a dit oui en ajoutant qu?il ne tenait qu?à moi de poursuivre Shirley Labavarde pour le préjudice subi.?

C?est ce que Jean Pigeot compte faire en ne réclamant qu?une roupie symbolique. ?Je ne poursuis pas une malheureuse pour l?argent qu?elle n?a pas, mais parce qu?elle a porté atteinte à mon intégrité. Elle doit comprendre qu?on ne peut pas accuser les gens ainsi impunément. Il lui faut une leçon !?

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