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Contrer le terrorisme et le crime organisé

21 septembre 2005, 20:00

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Le gouvernement, réuni en séminaire au palais de Beit-Salam il y a quelques jours, a examiné les projets à soumettre à la prochaine conférence des bailleurs de fonds. La lutte contre le terrorisme international et le crime constitue le septième axe des priorités de l’exécutif de l’Union. Selon Houmed Msaidié, directeur de Cabinet de la présidence de la République, le gouvernement va prochainement inventorier les moyens disponibles et identifier ses besoins en la matière. “On ne peut créer un environnement propice au développement des affaires, dit-il, sans une situation apaisée et une sécurité intérieure assurée. Nous allons mettre l’accent sur la lutte contre la drogue, le blanchiment d’argent, la fausse monnaie, le crime organisé en général”.

Le directeur de Cabinet explique que “le pays doit impérativement disposer des capacités humaines et matérielles pour faire face à ces phénomènes qui menacent la paix dans le monde et plus particulièrement des régions vulnérables comme le nôtre”. Pour Houmed Msaidié, “si des secteurs importants comme la santé bénéficient de financements conséquents, il n’y a pas de raison que d’autres domaines comme l’agriculture, la pêche ou le tourisme ne méritent autant”.

Parmi les thèmes importants retenus pour être soumis à la conférence des partenaires, figure au premier plan la relance du secteur privé, notamment les secteurs porteurs de croissance économique. En effet, l’agriculture, l’élevage, et la pêche restent des secteurs privilégiés ; ils contribuent au produit intérieur brut à environ 41 %, emploient 70 % de la population active et participent à hauteur de 90 % aux recettes d’exportation. C’est dire l’importance de ces secteurs dans l’économie nationale.

Les ressources halieutiques nationales sont estimées à 40 000 tonnes par an alors que le taux d’exploitation est de moins de 50 %. Parmi les nombreuses pistes qui restent encore à explorer, il y a cette possibilité de substitution aux importations en axant les efforts sur l’autosuffisance et l’exportation des produits de l’agriculture et l’élevage.

Sur les objectifs poursuivis au niveau du secteur agricole, le gouvernement envisage de clarifier le statut des terres agricoles, de soutenir les activités de protection et d’aménagement des sites vulnérables et de renforcer le cadre institutionnel et les capacités des opérateurs. Tout ce dispositif permettra d’accroître la productivité des filières vivrières et maraîchères et d’améliorer la qualité et le rendement des cultures de rente tout en diversifiant la production.

<B>Installation d’un centre de référence de l’OMC à Moroni</B>

Deux experts de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) viennent de séjourner à Moroni. La mission était chargée d’installer un centre de référence Technologies de l’information à l’intention des services de l’administration publique, des opérateurs économiques, des douaniers et des chercheurs comoriens. L’admission à l’OMC est un processus qui nécessite de longs mois de négociations.

Le processus diffère des autres organisations internationales, comme le Fonds monétaire international. Ici, l’adhésion est presque automatique pour tous les pays membres des Nations unies. Au niveau de l’OMC, il faut un effort particulier, un travail méticuleux des parlementaires, mais aussi un engagement des opérateurs économiques nationaux.

Les Comores devront d’abord se contenter du statut d’observateur avant d’ouvrir des négociations proprement dites sur l’entrée à l’organisation. A première vue, le pays part favori dans ce processus d’intégration à l’OMC, selon l’un des coordonnateurs du centre et délégué commercial, Andhumdine Athoumane ; l’appartenance des Comores à une zone économique comme le Marché commun de l’Afrique austral ou à la COI constitue un atout majeur à l’arc des autorités nationales.

L’ouverture d’un centre de référence de l’OMC à Moroni offre, en fait, la possibilité de créer “le dialogue” en matière d’échanges commerciaux entre les opérateurs économiques des Comores, l’administration publique et les chercheurs. L’initiative émane du gouvernement de l’Union qui, après avoir formulé une demande officielle d’adhésion, a été informé de la constitution d’un groupe de travail chargé d’examiner le dossier Comores. Pour être en mesure de juger de la recevabilité de la requête d’un Etat, ce groupe de travail est censé être en possession d’un aide-mémoire traitant de tous les aspects (le régime juridique du pays candidat, celui du commerce extérieur).

Les Comores doivent se conformer aux textes fondamentaux régissant les accords généraux sur les tarifs douaniers et le commerce, ceux de l’OMC relatifs à la non-discrimination sur les tarifs douaniers des marchandises, les produits de consommation des pays membres. Ces accords conclus en 1995 entre les 123 pays membres de l’OMC énoncent entre autres, les principes de libération et des exceptions autorisées dans chaque pays membre.

Aux dires des coordonnateurs et délégués commerciaux du centre de référence de l’OMC à Moroni, le pays doit désormais assurer la transparence de sa politique commerciale en notifiant à l’OMC les lois en vigueur et les mesures adoptées parallèlement aux rapports périodiques établis par le Secrétariat au sujet des politiques commerciales des pays membres. Autant préciser que les accords de l’OMC visent à reformer le commerce international, à renforcer le rôle du marché dans l’orientation des politiques appliquées ; ce qui améliore la prévisibilité et la sécurité pour les pays importateurs comme pour les pays exportateurs.

<B>AL WATWAN</B>

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