Publicité
Consternation dans le monde, l?Europe sous le choc
Par
Partager cet article
Consternation dans le monde, l?Europe sous le choc
Si la consternation a été unanime dans le monde, suite aux attentats meurtriers qui ont frappé l?Espagne jeudi matin, c?est dans l?Union européenne (UE) que l?émotion semble avoir été la plus vive.
Quelques heures après les attentats sanglants de Madrid, le Parlement européen a proposé de faire du 11 mars une «journée européenne à la mémoire et en souvenir des victimes du terrorisme». Les députés européens avaient initialement demandé aux Quinze de choisir la date du 11 septembre pour cette journée, dans le cadre d?une résolution sur les progrès dans la création d?un espace de liberté, de sécurité et de justice. Cependant, après un amendement proposé oralement en séance plénière par le rapporteur du texte, le député portugais José Ribeiro e Castro, les parlementaires ont préféré retenir la date du 11 mars.
Les députés européens ont observé une minute de silence et, en début d?après-midi, plusieurs hauts responsables européens, dont le président de la Commission européenne Romano Prodi, ont participé à une manifestation silencieuse de solidarité avec l?Espagne et contre le terrorisme, dans le quartier européen de Bruxelles.
Par ailleurs, tous les drapeaux européens ont été mis en berne : au siège bruxellois de la Commission européenne, devant le bâtiment du Parlement européen à Strasbourg, ainsi que dans les représentations de l?exécutif de l?UE à l?étranger.
«Il s?agit du pire acte terroriste de l?histoire espagnole et, à ma connaissance, le pire dans un pays de l?Union européenne», a déclaré Pat Cox, président du Parlement européen. De son côté, Romano Prodi, président de la Commission européenne, a affirmé : «Ce n?est pas un acte politique, c?est un acte criminel contre des gens sans défense, un acte pervers mené par des terroristes.»
Si le chancelier allemand, Gerhard Schröder, s?est dit «scandalisé par l?annonce des terribles attentats de Madrid et «horrifié par le grand nombre de morts et de blessés», Jacques Chirac a soutenu que «rien ne justifie jamais la barbarie. Les démocraties doivent être et seront unies pour la combattre sans faiblesse».
«ACTE SAUVAGE DE TERRORISME»
La communauté internationale a unanimement condamné les attentats qui ont frappé Madrid, et certains responsables ont saisi l?occasion pour réaffirmer leur volonté de combattre le terrorisme.
«Quelle que soit la définition du terrorisme, je pense qu?il est évident pour tout le monde que tuer des innocents, c?est du terrorisme, et il n?y a pas à en discuter. C?est moralement inacceptable», a déclaré, de son côté, le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan.
De son côté, le président des Etats-Unis, George Bush, a «condamné dans les termes les plus forts cet acte sauvage de terrorisme», avant d?affirmer : «J?apprécie la lutte menée par le gouvernement espagnol contre le terrorisme, son attitude résolue contre des organisations terroristes comme l?ETA», l?organisation basque espagnole. «Les Etats-Unis se tiennent à ses côtés», a ajouté le président américain.
Pour Vladimir Poutine, président de la Russie, «le terrorisme a une fois de plus démontré que rien ne l?arrêtait dans sa volonté de détruire des êtres humains. (...) Il faut y mettre fin. Comme jamais auparavant, il est vital que les forces de la communauté mondiale dans son entier s?unissent contre le terrorisme».
De même, à l?OTAN, le secrétaire général, Jaap de Hoop Scheffer, a vivement a condamné «dans les termes les plus forts cet acte insensé de cruauté et de barbarie». Il a indiqué avoir fait part des condoléances de l?OTAN à la chef de la diplomatie espagnole, Ana Palacio, et de la «détermination de l?Alliance à poursuivre [ses] efforts pour combattre le terrorisme».
@ Le Monde News Service
Publicité