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Consommation : le lait continue à faire des vagues
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Consommation : le lait continue à faire des vagues
Des travailleurs ont finalement payé de leur emploi le conflit qui oppose le gouvernement à des importateurs de lait en poudre. Après la Trobe qui a carrément fermé boutique, c?est au tour du plus gros importateur de lait en poudre, New Zealand Milk (Mauritius) Ltd, de fermer une trentaine de postes. La direction de l?entreprise indique qu?il n?y avait pas d?autre choix.
La tendance vers une réduction du personnel risque de s?accentuer. « Le gouvernement a eu tort de croire que notre marge de profit était de 41 %. Aucun importateur n?acceptera de travailler à perte. Les petits importateurs ne pourront pas tenir le choc. Les plus gros importateurs vont tenir jusqu?à un certain point mais jusqu?à quand ? Avec une marge de profit de 14 %, ce sont les boutiquiers qui seront le plus pénalisés. Ils ne voudront pas vendre un produit sur lequel la marge de profit est inexistante. Les seuls revendeurs qui tiendront le coup, ce sont les supermarchés », explique un importateur qui souhaite garder l?anonymat.
Les importateurs attendent avec impatience la première cargaison de lait de l?Inde, qui devrait arriver vers la fin du mois. « Il faut attendre. Il faut observer l?accueil que le consommateur mauricien fera. La State Trading Corporation se rendra vite compte que l?importation de lait n?est pas aussi simple qu?on le croit. Nous verrons à quel prix, la STC vendra son lait », soutient un autre importateur qui, lui aussi, refuse de parler à visage découvert par crainte que ses propos soient mal interprétés.
Plusieurs scénarios risquent de se produire. Le plus probable, c?est que des importateurs optent pour l?achat de lait empaqueté comme le fait la filiale locale de Nestlé. Près de 90 % du lait vendu sur le marché sont importé en vrac. Il est mis en sachet à Maurice. Jusqu?à présent, 200 personnes au moins étaient employées à l?ensachage du lait.
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