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Consensus sur une protection rapprochée pour le textile
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Consensus sur une protection rapprochée pour le textile
?Nous sommes pleinement satisfaits que l?Etat se montre conscient des problèmes de la zone franche. Ce consensus nous permettra de mettre en application les plans d?action visant à sauver ce secteur.? C?est ce qu?affirme le président de la Mauritius Export Processing Zone Association (MEPZA), Mookeshwarsing Gopal.
La rencontre entre les dirigeants politiques et les représentants du Joint Economic Council (JEC) ainsi que d?autres organisations du secteur privé fait suite à la présentation le mois dernier du Budget 2003-04. Elle avait aussi pour but d?apaiser la tension entre le gouvernement et le secteur privé ? la zone franche en particulier ? qui avait fait surface dans le sillage des commentaires sur le Budget.
Les mesures annoncées samedi dernier, dont la création d?une Policy Intervention Team (PIT), sont bien accueillies par la MEPZA. ?Nous avions nous-mêmes suggéré la mise sur pied de la PIT. Nous sommes heureux que le gouvernement ait accepté notre proposition. Cela nous rassure énormément. Nous sommes très satisfaits de la réunion. Elle a pu atteindre ses objectifs?, déclare la directrice de la MEPZA, Danielle Wong.
<B>Soutenir les entreprises</B>
La PIT permettra aux autorités d?agir avec promptitude auprès des entreprises qui solliciteront le support de l?Etat. Elle facilitera les procédures pour accéder à ces aides. Les facilités sont destinées aux firmes qui sont profitables mais qui rencontrent des difficultés pour leur modernisation et agrandissement. ?Le gouvernement a bien précisé qu?il ne souhaite nullement throw good money on bad projects?, laisse entendre Mookeshwarsing Gopal.
Une Emergency Management Team (EMT) a aussi été annoncée à l?issue de la réunion samedi dernier. Elle aura pour tâche d?identifier et de soutenir les entreprises qui ont besoin des aides du gouvernement. La Banque de développement travaille en ce moment sur la mise en place du Textile Modernisation Loan Scheme et des plans de fonds de roulement destinés aux entreprises de la ZF annoncé dans le Budget 2003-04.
L?industrie de textile-habillement mauricien respire difficilement, surtout dans la perspective d?une intensification de la concurrence mondiale. La récente étude de l?American Textile Manufacturers Institute, (ATMI) donne une indication de l?impact sur les exportations mauriciennes qu?aurait l?entrée sans quota des vêtements fabriqués en Chine pour le marché américain.
La concurrence chinoise sur ce marché nous fera perdre Rs 6 milliards de recettes, soit 70 % de nos parts de marché. L?analyse de l?ATMI (The China Threat to World Textile and Apparel Trade), publiée vendredi, soutient que les exportations chinoises déstabiliseront le marché mondial du textile-habillement. Les pays de l?Afrique subsaharienne, le Mexique et les pays de l?Amérique centrale perdront des parts de marché équivalentes à US $42 millions au profit de la Chine.
<B>Vives inquiétudes</B>
L?enlèvement des quotas sur les exportations chinoises n?est pas l?unique sujet qui inquiète les autres producteurs de vêtements. La Chine a privilégié une politique de dépréciation compétitive qui favorise ses produits par rapport à la concurrence sur les marchés d?exportation. D?autre part, ses exportations sont subventionnées, ce qui leur donnent un avantage additionnel.
Le gouvernement mauricien suit de près la situation. Les dernières initiatives diplomatiques visent essentiellement à protéger les accès préférentiels du textile mauricien aux Etats-Unis et en Europe. Lors de sa récente visite à Washington, le Premier ministre, Sir Anerood Jugnauth, a plaidé en faveur d?un assouplissement des conditions de l?Africa Growth and Opportunities Act par rapport à l?entrée des produits de l?habillement sur le marché américain. La réunion gouvernement-secteur privé a aussi passé en revue les actions diplomatiques de Maurice à Bruxelles, à Genève, aux Etats-Unis et dans des forums internationaux.
D?autres menaces guettent le textile mauricien. Outre le démantèlement de l?Accord multi-fibre ? qui mettra Maurice sur un pied d?égalité avec ses rivaux en termes de quota d?exportation ? le textile mauricien est menacé sur le front de tarifs douaniers préférentiels.
La journée de réflexion a permis aux partenaires d?aborder plusieurs sujets d?importance vitale à l?économie. Parmi, la relance de l?investissement et de l?emploi, l?avenir du sucre dans le cadre des développements au sein de l?Organisation mondiale du commerce, la réforme dans l?agriculture non-sucre, la politique de formation, la technologie de l?information et des communications et les autres secteurs d?activités.
Les deux parties ont été unanimes à reconnaître qu?il est nécessaire de maintenir le consensus secteur privé-secteur public sur les grandes questions économiques.
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