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Confusion autour de la fièvre porcine

4 novembre 2007, 00:00

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La communauté des éleveurs de porcs est dans la confusion la plus totale. En effet, les résultats d?une analyse d?échantillons prélevés sur une ferme et réalisée dans un laboratoire d?Afrique du Sud se sont révélés négatifs. Il faut toutefois éviter de sauter à des conclusions rapides, car il est fort possible qu?au moment où ces échantillons ont été prélevés, l?élevage en question n?était pas encore touché.

Malheureusement, notre tentative en vue d?obtenir un commentaire des techniciens du ministère de l?Agro-industrie pendant toute la journée jusqu?à hier soir n?a pas donné de résultats. Un préposé du ministère devait indiquer que ce n?est que dimanche matin à 10 heures qu?il serait disponible pour faire le point sur cette affaire.

« Si la thèse des résultats négatifs se confirme, cela remet en cause l?une des principales mesures auxquelles l?on a eu recours, à savoir l?élimination des porcs affectés et le cheptel susceptible d?être affecté par la peste porcine », soutient Rajakrishna Pacha-mootoo, secrétaire de la Fédération des éleveurs de porcs de St-Martin.

Il indique que la possibilité que la peste porcine ne puisse constituer une menace pour l?ensemble du cheptel de porcs devrait être prise au sérieux. « En juillet, mes bêtes ont manifesté les mêmes symptômes que ceux notés sur les animaux affectés par la peste porcine africaine. J?ai informé le ministère de l?Agro-industrie de cette maladie. Sur un cheptel de 19 têtes, 13 en sont morts. J?ai administré un antibiotique à mes bêtes et jusqu?à ce jour, je n?ai pas enregistré de perte dans mon élevage. C?est ce qui me pousse à croire qu?il y a une possibilité que tous les symptômes prélevés jusqu?ici sur la population des porcs pourraient ne pas être associés à ceux de la fièvre porcine africaine », raconte Rajakrishna Pachamootoo.

<B>Toute une panoplie de mesures</B>

Et d?ajouter que cela aurait pu empêcher que l?on abatte tout le cheptel porcin, d?autant plus que certains élevages ont été épargnés par cette peste.

Du côté de la Poste de Flacq Pig Credit & Market Cooperative Society Ltd, dont les opérations sont basées à Bassin-Requin, c?est toujours l?inquiétude. « L?abattage des bêtes se poursuit. Pas moins de 1 500 d?entre elles ont été éliminées », précise Margaret Govindah, présidente de cette société coopérative.

L?abattage des porcs relève d?une démarche du ministère de l?Agro-industrie à ne pas prendre aucun risque face à une maladie extrêmement contagieuse et contre laquelle des vaccins appropriés n?ont pas encore été élaborés.

En attendant que l?impact de la fièvre porcine africaine soit totalement enrayé, le gouvernement a eu recours à toute une panoplie de mesures pour atténuer la souffrance des éleveurs. Ces mesures consistent, entre autres, à verser une compensation mensuelle de Rs 4 000, Rs 5 500 et Rs 6 500 destinées à trois catégories d?éleveurs, à la mise en place d?un plan de prêt spécial à la Banque de développement de Maurice, avec un plafond de Rs 200 000 assorti d?un taux d?intérêt préférentiel de 5 % remboursable en sept avec un moratoire d?une année.

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