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Comment sauver la cybercité...

14 janvier 2006, 20:00

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Business Parks of Mauritius Limited (BPML), qui gère la cybercité, est au bord de la faillite. L?entreprise croule sous une dette d?un milliard de roupies. Depuis quelque temps, elle n?arrive même plus à respecter son échéancier. En attendant qu?un Fact Finding Commitee (FFC) situe les raisons et responsabilités liées à cette dérive, des éléments de réponse surgissent. Surtout quand on pose cette question : a-t-on effectué une étude de faisabilité avant de construire la cybercité ?

« À mon arrivée à la tête de BPML en juin 2003, j?ai demandé à mon conseil d?administration si on avait effectué une étude de faisabilité pour la cybercité. Ils m?ont dit qu?il en existait seulement un Concept Paper », explique Chand Bhadain. La réponse fait froid dans le dos. Des milliards ont été engloutis dans une cybertour, un cybervillage et diverses installations sans savoir ce que ces investissements allaient nous rapporter. L?affaire en prend une tournure politique. Au gouvernement on parle volontiers d?interventions politiques intempestives de prédécesseurs pressés de voir naître un nouveau et prestigieux pilier économique. Pravind Jugnauth, le leader du MSM, indique déjà qu?il tient à collaborer avec le FFC.

Mais entre-temps, il faut bien éviter la catastrophe en réduisant la dette. Ainsi, un exercice de restructuration va être initié. « BPML doit se recentrer sur ses core competencies : les Technologies de l?information et de la communication (Tic). Ce n?est pas son métier de vendre des appartements », explique Rama Sithanen, le ministre des Finances. BPML pourrait ainsi être amenée à se débarrasser d?une partie de son patrimoine, comme certains bâtiments hérités de la défunte Mauritius Export Development and Invesment Authority (Media).

« Rien qu?en vendant les bâtiments situés dans la zone portuaire au privé, nous serons en mesure de récupérer Rs 500 millions », estime un proche du dossier. Parallè-lement, Rama Sithanen laisse entendre que la propriété et la gestion du cybervillage, dont BPML est en partie propriétaire, pourraient être transférées à la Mauritius Housing Corporation (MHC).

Faire participer le secteur privé

On cherche également à faire participer le secteur privé. Celui-ci a jusqu?ici brillé par son manque d?implication dans le financement des infrastructures liées aux Tic. Les installations nouvelles de BPML ont été exclusivement financées à partir d?une ligne de crédit indienne et de prêts contractés auprès des deux grandes banques locales et de quelques assurances. Un « tour de table » a été récemment effectué avec le secteur privé pour trouver les modalités d?une « participation aux frais. » Si toutes ces initiatives aboutissent, BPML pourrait être en mesure de sortir la tête de l?eau bientôt. Sinon ce cera un cyberéchec...

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