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Comment monter une entreprise?

20 septembre 2007, 20:00

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Une salle très attentive écoute l?intervenant. Point de bruit. De nombreuses femmes venant de toute la région de l?Ouest écoutent attentivement Gianduth Seechurn, acting director du National Institute for Cooperative Entrepreneurship. Le centre social de Bambous a sollicité cet organisme pour une Semaine de la coopérative destinée aux femmes au chômage. Et elles ont répondu favorablement à l?appel pour s?enquérir des facilités que l?Etat offre pour lancer leur propre entreprise.

Sortir du chômage

?Le but est de permettre aux femmes de sortir de l?engrenage du chômage. Lors de nos différentes interventions, nous avons abordé plusieurs sujets?, explique-t-il. Les intervenants venant de différents ministères et d?organismes ont pratiquement tout abordé pour donner un maximum d?informations aux participantes. Il y a eu d?abord le concept de l?entrepreneur, l?aspect légal d?une société coopérative, le marketing et comment monter une société.

Il y a aussi beaucoup de domaines dans lesquels les femmes peuvent se lancer. L?agroalimentaire a la cote en ce moment, tout comme l?artisanat et le service catering. Depuis quelques semaines, l?Agricultural research and extension unit (Areu) encourage les Mauriciens à produire des champignons, très prisés à Maurice comme à l?étranger. Il y aussi la peinture sur le tissu ou sur verre.

Toutes ces possibilités sont exposées aux femmes. Mais il faut aussi le coup de main des autorités pour monter l?entreprise. Elles ont appris d?abord à s?organiser en groupes de cinq pour pouvoir s?enregistrer et bénéficier de toutes les facilités que le gouvernement met à leur disposition. Il leur donne des fonds dépendant de leur projet. Un groupe qui se lance dans l?agriculture ou dans l?apiculture a droit à une allocation de Rs 20 000 pour lancer son projet alors que ceux qui se mettent à l?artisanat touchent la somme de Rs 10 000. Mais des fonds plus conséquents sont disponibles pour ceux qui se lancent dans l?élevage du bétail. Déjà, quelques-unes ont leur petite idée du secteur qui les intéressent. Julina Antoine fait la couture. Elle travaille uniquement avec des particuliers. Mais une société représente plus de perspectives surtout en termes de commandes et de revenus.

Qui plus est, la Banque de développement offre un prêt de Rs 75 000 pour les sociétés coopératives. Celles qui marchent bien bénéficient aussi d?une somme de Rs 20 000 pour l?achat d?un ordinateur.

A l?issue de cette semaine, plusieurs dames étaient intéressées par les facilités offertes. Plusieurs songent sérieusement à se regrouper pour enregistrer leur société. Et il existe une grande diversité dans les projets qu?elles proposent. Chenadoo Lutchmi n?est pas insensible à l?idée de travailler en groupe. ?C?est sûr que chaque personne à quelque chose de plus à apporter à l?autre. Nous pouvons ainsi partager notre expérience.?

D?ailleurs, les femmes sont de tout âge. Les jeunes ont la vingtaine alors que d?autres approchent de la soixantaine. Josiane Trapu a longtemps travaillé dans une usine avant de se retrouver au chômage. Elle vendait du piment en pot pour pouvoir joindre les deux bouts. Désormais, elle le fera sur une base industrielle. Après une semaine dans ce séminaire, l?entrepreneuriat ne semble plus être un créneau opaque. C?est l?avis de Nathalie Ng Wing Lit qui se voit bien en femme d?affaires dans quelques mois. Le NICE fera un suivi des toutes personnes qui s?enregistrent sous peu.

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