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Colette Calinghee

23 juin 2004, 20:00

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Parlez-nous de votre carrière ?

J?ai débuté en 1978, à Camp-Carol où j?ai appris à connaître la réalité et découvrir la vie des gens après une écoute attentive.

Cette expérience m?a beaucoup aidée à m?adapter quand j?ai travaillé dans d?autres centres sociaux, à Vieux-Grand-Port, avant d?être affectée à celui de Beau-Jardin.

Vous ête impliquée depuis de nombreuses années dans le social. Comment cela se passe-t-il aujourd?hui ?

Les jeunes étaient beaucoup plus motivés à se lancer. Malgré leur indisponibilité, des jeunes s?arrangeaient toujours pour être présents dans certaines activités.

Qu?est-ce-qui explique cette attitude d?après vous ?

Aujourd?hui les gens sont beaucoup très pris par leurs activités professionnelles d?une part et d?autre part ,il y un manque de volonté de la part de certains jeunes qui ne veulent pas ne serait-ce qu?une ou deux heures par semaine à se mettre au service des autres. Si nous commençons à perdre certaines valeurs morales, les parents sont en partie responsables.

Comment vous organisez-vous pour intéresser davantage de gens à participer à des activités ?

Je vais vers eux et j?essaie de les convaincre qu?ils ont tout à gagner en participant activement à des ateliers de travail sur la nutrition, les conseils médicaux, l?art culinaire, les campagnes de sensibilisation sur l?environnement ou des séances d?exercices physiques dans les centres sociaux.

En ce qui concerne les personnes âgées, alitées ou celles qui n?arrivent pas à se déplacer, nous nous faisons un devoir de leur rendre visite une ou deux fois par mois pour leur donner un peu de réconfort.

Si vous avez à mettre le doigt sur ce qui fait le plus de mal à nos jeunes dans cette région, que diriez-vous ?

C?est le nombre d?enfants de la rue et les personnes âgées qui vivent de plus en plus seules.

Les officiers dans les différents centres sociaux sont-ils suffisamment formés pour apporter un soutien psychologique à ces enfants de rue ?

Nous travaillons avec des officiers qui sont bien formés et informés dans la haute hiérarchie.Comme nous bénéficions de leur expérience, nous essayons de mettre en pratique ce que nous apprenons d?eux.

Concrètement, vous faites quoi ?

J?invite les enfants dans le centre social, chaque samedi, pour des concours de dessins ou de quiz dans le but de les aider à se retrouver entre eux et de développer leurs talents.

Propos recueillis par Jocelyn ROSE

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