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Colère des syndicats après le limogeage de deux employés de MT
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Colère des syndicats après le limogeage de deux employés de MT
«C?est dommage que la direction de MT ait décidé de licencier Indiren Carpanen parce qu?il a participé à une conférence de presse. C?est bête. Ridicule.» Raj Rughoonath est éc?uré. Indiren Carpanen est, lui, surpris et dit ne pas comprendre la décision de la direction de Mauritius Telecom (MT) de les licencier pour avoir «dénigré l?image de l?entreprise». C?est ce dont fait état un communiqué de presse émis par MT vendedi.
Du coup, il est question d?une réunion de mobilisation aujourd?hui avec les dirigeants syndicaux des deux fédérations les plus représentatives du pays, le Mauritius Labour Congress et la Fédération des syndicats du service civil (FSSC) au centre social Marie-Reine-de-la-Paix. Une manifestation devant les locaux de MT après ce rassemblement n?est pas à écarter. Et les licenciés devraient aussi rencontrer la presse à la mi-journée.
Interrogé hier, Indiren Carpanen, qui est également responsable de ventes chez MT, fait valoir que «j?ai toujours défendu les intérêts de MT». C?est vendredi dernier qu?il a reçu ses indemnités de licenciement qui représentent trois mois de préavis, le remboursement de ses congés maladie et de ses congés annuels, soit plus d?un million comme indemnités de licenciement. La direction de MT a proposé à Raj Rughoonath des indemnités de licenciement de Rs 369 000.
Raj Rughoonath est président de la Mauitius Telecom Employees Union (MTEA) et Indiren Carpanen, président du Telecom Workers Union (TWU). Les deux comptent une vingtaine d?années de service au sein de cet organisme parapublic.
Hier, les principaux concernés ont décidé de contester leur licenciement. Et par là, les raisons avancées pour expliquer leur mise à pied. Ayant déjà les chèques représentant leurs indemnités en leur possession, ils comptent aujourd?hui expliquer ce qu?ils en feront.
Dans une déclaration à l?express hier, Cassam Kureeman, président du Mauritius Labour Congress (MLC), dit regretter que MT ait pris la décision de licencier ces deux syndicalistes. Il ajoute qu?il n?hésitera pas à alerter les formations syndicales internationales à partir d?aujourd?hui.
Les démêlés du président de la MTEA avec la direction de MT remontent à mars 2007. Il avait, à cette époque, allégué que la direction de MT lui aurait proposé un contrat de Rs 125 000 par mois pour la fourniture de la nourriture à la cafétéria de la Telecom Tower. Ce contrat, selon Raj Rughoonath, aurait été proposé à son restaurant, Bombay Masala, contre son silence par rapport à certaines décisions de MT. La direction de MT a nié en bloc ces allégations.
Mais Raj Rughoonath avait maintenu ses dires auprès de l?Independent Commission against Corruption (ICAC). Les enquêteurs de cette institution avaient débarqué au bureau de MT pour saisir des équipements informatiques et vérifier si les allégations du président de la MTEA seraient fondées. Les conclusions de l?enquête sont toujours attendues.
La deuxième affaire impliquant le syndicaliste concerne un document mis en circulation dans les couloirs de MT et faisant état du coût de rebranding d?une filiale de MT dans le cadre du passage à l?Orange de Cellplus. Interrogé, hier, le président de la MTEA affirme qu?il n?y a aucun lien à faire entre lui et la mise en circulation de ce document. «C?est vraiment ridicule qu?on m?associe à un tel document. C?est moi qui ai mis la direction de MT au courant de la présence de ce tract qui faisait état des dépenses de plusieurs millions pour ce rebranding», souligne-t-il.
Pour prouver sa bonne foi, il affirme qu?il avait même remis une copie de ce document au bureau du Premier ministre. Il ajoute qu?il avait donné une conférence de presse quelque temps après pour réclamer l?institution d?une commission d?enquête sur ce document. Il affirme que depuis sa mise à pied, il n?a plus accès à son bureau où se trouveraient plusieurs documents ayant trait à ses allégations.
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