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Claude Parsad Président de l?Association des Pêcheurs de Calodyne

3 octobre 2004, 20:00

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Quand et pourquoi cette association a été créée?

Elle existe, en fait, depuis plus de 100 ans ! Enfant, je connaissais cette association, et moi-même, j?en fais partie depuis plus de 30 ans. Autrefois, elle regroupait sept à huit pêcheurs, et aujourd?hui, elle en compte seize.

C?est tout ?

Je parle de pêcheurs professionnels, qui sont accrédités. Sinon, il y en a beaucoup d?autres à Calodyne.

Comment a évolué ce métier au fil des ans ?

Le métier devient de plus en plus dur, en raison des constructions. En effet, il est difficile maintenant, de trouver des appâts. Les vers deviennent de plus en plus rares. Les algues sont de mauvaise qualité. Nous devons passer plus de temps en mer et les risques sont plus présents.

Et les prises ?

Je me souviens qu? il y a 15 ans, un pêcheur pouvait facilement ramener à terre 35 à 40 livres de poissons et parfois jusqu?à 50 livres. Aujourd?hui, la prise quotidienne par pêcheur est de quatre à cinq livres seulement. Le jour où nous en ramenons 10 livres, nous faisons la fête...

N?avez-vous pas formulé des requêtes au ministère de la Pêche afin que votre sort soit amélioré ?

On a fait plusieurs requêtes, mais la situation est restée la même. Je vous cite un exemple. Un officier des pêcheries devait venir prendre quotidiennement le poids de nos prises. Mais souvent, il n?est pas là quand nous retournons de la mer. Nous sommes alors informés qu?il se trouve à Cap-Malheureux et que nous devrons nous y rendre. Le ministre de la Pêche avait signifié son intention de compenser les pêcheurs qui avaient atteint 60 ans, et leurs cartes auraient été passées à des jeunes. Nous attendons toujours. Il était aussi question que nous ayons un port d?attache pour nos pirogues. Là aussi, il n?y a rien eu.

Et qu?en est-il de la sécurité ?

Nous savons que c?est un métier à risque. Mais très peu a été fait sur ce plan en faveur des pêcheurs.

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