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Cinq morts de peste pulmonaire à Andilamena

8 février 2007, 00:00

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La peste pulmonaire fait rage à Andilamena. En une semaine, elle a tué cinq personnes dans sept quartiers localisés à quelques kilomètres de cette commune rurale de la région d’Alaotra Mangoro. “Les malades présentent au début une peste bubonique qui s’aggrave en peste pulmonaire. Grâce à l’intervention des médecins et des collectivités, la situation est maîtrisée. Le dernier cas recensé date du 23 janvier”, explique Jean Randriambeloson, chef du service de la peste auprès du ministère de la Santé et du Planning familial.

Il précise que depuis le 12 janvier où le premier cas a été détecté, cette maladie a fait dix victimes dont cinq morts.

David Alexandre Robinson, chef de la région Alaotra Mangoro confirme que l’épidémie est maîtrisée. “Plus aucun cas ne se profile à l’horizon, car nous sommes intervenus massivement. Le ministère de la Santé et du Planning familial nous a envoyé une brigade de secours pour nous épauler”, explique-t-il. Les malades d’Andilamena auraient pu être sauvés s’ils avaient été soignés à temps. Mais ils habitent dans les quartiers difficiles d’accès, d’où le retard de la prise en charge.

“Nous nous sommes assurés que les foyers exposés à des risques reçoivent les traitements adéquats”, précise David Alexandre Robinson. La désinfection des maisons ainsi que le renforcement des stocks de médicaments au sein des centres de santé de base ont été de mise durant cette intervention.

La peste bubonique est déclenchée par une piqûre de puce, tandis que la peste pulmonaire est transmise par voie aérienne. Cette dernière peut être mortelle en trois jours, en l’absence de traitement.

Le général Fidy condamné</B>

Quatre ans de prison ferme. Le verdict est tombé, vendredi 2 février, à l’encontre du général Randrianafidisoa, accusé d’atteinte à la sûreté de l’État et de menace de mort contre le président de la République.

Vêtu d’une veste et cravate, le sourire aux lèvres, le général Fidy a débarqué au Palais de justice sous escorte musclée. Apparemment, l’ancien directeur général de l’Omnis est en bonne santé. Outre les quelques membres de sa famille qui l’ont attendu à la descente du “panier à salade”, aucun de ses compagnons de route, et encore moins ses amis politiciens ne sont venus le soutenir. Des centaines de curieux ont voulu assister au débat. En vain. Ils ont dû suivre l’audience dans les couloirs du Palais, faute de pouvoir entrer dans la salle. Des agents de la gendarmerie, assurant le contrôle des entrées et sorties, veillaient à la sécurité de l’accusé.

Au cours des débats qui n’ont duré que deux heures trente, le général a assuré crânement sa défense. “Je n’avais pas l’intention de faire un coup d’État. Je voulais juste avertir les dirigeants du régime. D’autant plus que je ne pouvais pas faire autrement, parce que ma vie était en danger”, a-t-il indiqué avec fermeté, tout en reconnaissant les charges. “L’homme du 17 novembre” a tenté de minimiser l’incident survenu à la base aéronavale d’Ivato , et qui a provoqué la mort d’un militaire. L’un de ses avocats a clamé l’innocence de son client et demandé l’arrêt des poursuites. “L’acte du général Randrianafidisoa n’a pas causé de troubles, ni une crise politique dans le pays”, a déclaré maître Romain Behova.

Le général s’est fait accusateur en révélant qu’en 2002, l’ancien Premier ministre Jacques Sylla l’avait sollicité pour déstabiliser le régime de l’ancien président Didier Ratsiraka. “On m’avait chargé de prendre en force le bateau de l’entreprise Colas et de prendre possession d’un magasin d’armement”, a-t-il rappelé. Précisant que ces actes-là étaient plus graves que ceux du 17 novembre dernier.

“Je n’ai rien contre le président en place, mais je n’apprécie pas certains principes du régime”, a-t-il encore affirmé pour expliquer son geste. Sa déclaration de bonne foi n’a pas convaincu le tribunal. Ce dernier l’a condamné à une peine de quatre ans de prison ferme. Le verdict semble ne pas trop bouleverser les proches du général Fidy qui ont su maîtriser la douleur causée par la condamnation de l’un des leurs. “Nous nous sommes mentalement préparés. Nous savions qu’il serait condamné”, a raconté Pascal Randrianafidisoa, fils du général Fidy.

À l’issue de l’audience, ses avocats ont indiqué qu’ils allaient interjeter en appel contre la décision du tribunal. Par contre, le général Fidy se présentera de nouveau à la barre le 20 février, pour répondre à d’autres chefs d’inculpation.

<B>Les films malgaches en pleine expansion</B>

Depuis quelques années, bon nombre de techniciens s’intéressent de plus en plus à la production et à la réalisation de films. Actuellement, il y a une trentaine de maisons de production à Madagascar et les Malgaches, surtout les jeunes, sont très motivés pour devenir comédiens, il suffit pour cela de voir l’affluence aux castings.

Cependant, la production d’un film n’est pas l’affaire des petites gens.

Il faut avoir au moins Ar 14 000 000. Tel est le budget dépensé par Raoelina Production pour réaliser le long métrage intitulé Rimorimo, une tragi-comédie. “Bien sûr, ce montant varie selon le type de film. Il peut même être doublé, voire triplé”, précise Raoelina.

Cela exige aussi une bonne disponibilité. Les responsables de Raoelina Production, les 38 acteurs – dont 13 principaux – et les six techniciens ont passé deux mois sur le terrain pour tourner. Les travaux avant et après le tournage nécessitent aussi deux à trois mois.

Au niveau de la réalisation, le choix des acteurs n’est pas évident. Comme dans chaque métier, les personnes intéressées déposent leurs dossiers auprès des maisons de production. Dans le scénario, l’auteur détermine le caractère dominant de chaque rôle. Durant le casting, les examinateurs se limitent ainsi au critère préalablement posé, tout en tenant compte de la présentation physique de la personne, son talent pour tenir un rôle et pour exprimer ses sentiments. Pour les tester, une petite simulation est obligatoire.

Les acteurs sont payés en fonction de leur rôle et de leur personnage. Un amateur touche, par exemple, Ar 100 000 alors qu’une star peut gagner jusqu’à Ar 3 000 000.

Côté rentabilité, la situation s’améliore avec le temps. Ainsi, les entreprises encore récentes comme Raoelina Production, créée en 2006, se soucient surtout de la qualité du produit. “Nous sommes à nos débuts, c’est-à-dire nous nous faisons connaître, c’est pourquoi nous devons produire des films d’une qualité exceptionnelle. Nous ne comptons pas encore sur la rentabilité”, souligne Raoelina.

Les maisons, dotées de plus d’expériences, elles, sont contraintes de penser à la rentabilité. Scoop Digital arrive à vendre 25 000 CD à Ar 4 000 et fait plus de 100 projections par film.

Les maisons de production devront toujours améliorer la qualité de leurs produits, en tant que professionnelles, afin de satisfaire les attentes des spectateurs; dans tous les cas, une telle démarche leur est aussi avantageuse.

<I>© L’express de Madagascar</I>

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