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Chirac et Zapatero s?unissent par le ?oui? à l?europe

9 décembre 2004, 00:00

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La ratification du traité constitutionnel européen, qui fera l?an prochain l?objet de référendums en France et en Espagne, a dominé mardi le sommet franco-espagnol de Saragosse, où Jacques Chirac a invité à ?déconnecter? ces consultations de toute considération de politique intérieure.

Les fervents partisans du ?oui? au traité constitutionnel que sont le président français, le chancelier social-démocrate allemand Gerhard Schröder et le président du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero se retrouveront autour de ce thème le 11 février à Barcelone, soit neuf jours avant le scrutin en Espagne, premier pays de l?Union à se prononcer par cette voie.

A Saragosse, Jacques Chirac a appelé les Espagnols à exprimer par ce scrutin leur ?enthousiasme? et leur ?foi? en l?Europe, affirmant que le résultat ?extraordinairement symbolique? du vote mettrait l?Espagne ?au premier rang? des acteurs de la construction européenne. Les socialistes au pouvoir à Madrid et le Parti populaire (PP, opposition) militant tous deux pour le ?oui?, le texte devrait être adopté sans problème dans ce pays.

En France, où la date du scrutin n?est pas fixée, la question fait toujours débat, comme l?a montré la récente consultation interne au Parti socialiste. Redoutant la confusion, Jacques Chirac a insisté mardi sur l?importance de déconnecter la campagne référendaire de toute considération de politique intérieure. ?Cette campagne ne doit pas se tromper d?objet. Il s?agit de l?Europe et seulement de l?Europe?, a-t-il déclaré lors de la conférence de presse qui clôturait le sommet. Cette consultation sera l?occasion de poser ?une question claire qui implique que la campagne soit claire? et ne soit ?souillée par aucun élément de politique intérieure autre qu?une certaine vision de l?Europe?, a insisté le chef de l?Etat.

A dix jours du sommet de Bruxelles, qui sera dominé par le dossier turc, Jacques Chirac s?est dit ?favorable à l?engagement d?un processus de négociations pour voir s?il est possible ou non d?intégrer? la Turquie à l?Union européenne. Si la négociation n?est pas ?conduite à son terme?, il faudra trouver ?une solution qui permette de garder un lien fort? avec Ankara, a-t-il précisé. Les perspectives financières européennes pour 2007-2013 restent un point de friction entre Paris et Madrid. La France souhaite s?en tenir à la limite des 1 % du PIB communautaire alors que l?Espagne, en passe de laisser sa place de grand bénéficaire au profit de nouveaux venus dans l?Union, réclame une contribution supérieure.

Sur ce dossier, ?tous les efforts seront faits pour réduire les divergences?, a assuré Jacques Chirac. Huit mois après l?arrivée au pouvoir de José Luis Rodriguez Zapatero, le sommet de Saragosse a donné l?occasion à Paris et Madrid de souligner leurs ?excellentes relations? et leurs ?convergences de vue? sur des sujets aussi divers que la situation en Irak, le réchauffement de la planète, la coopération avec l?Afrique du Nord dans le cadre d?Euromed ou la lutte contre le terrorisme.

Sur ce dernier point, José Luis Rodriguez Zapatero a souligné la qualité de la coopération franco-espagnole symbolisée par les récents coups de filet au sein de l?organisation séparatiste basque ETA. Au lendemain de la vague d?explosions attribuée à ce groupe, le dirigeant espagnol s?est dit confiant dans la victoire de la démocratie sur le terrorisme.

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