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Chikungunya : les sucriers dépensent Rs 5 m

1 juin 2006, 00:00

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L?industrie sucrière adopte une nouvelle approche pour lutter contre le chikungunya. La coupe étant derrière la porte, les usines mettent l?accent sur la prévention. Ce changement de stratégie intervient après cinq mois de présence accrue sur le terrain, tant en termes de ressources humaines que logistiques.

La participation à cette lutte du 1er février au 30 avril a coûté Rs 4,6 millions à l?ensemble des établissements sucriers, fait ressortir la Mauritius Sugar Producers? Association (MSPA). La répartition s?établit ainsi : Rs 600 000 pour les produits chimiques, Rs 2,4 m pour les ressources humaines mobilisées, et Rs 1,6 m pour le carburant. A ce montant global s?ajoute la contribution ?exceptionnelle? de Rs 400 000, consentie à travers leurs institutions représentatives telles que la MSPA et la Chambre d?agriculture. Ce montant avait été remis au Joint Economic Council qui prenait en charge une partie des frais des protections antimoustiques offertes par le gouvernement indien.

?Avec la coupe qui démarre la semaine prochaine, les établissements sucriers reconsidèrent leur organisation dans le maintien d?un dispositif de prévention du chikungunya?, précise la MSPA. Elle passe par la conduite d?actions individuelles faisant appel à des techniques mécaniques plus que chimiques, comme l?élimination des collectes d?eau, la surveillance des nids potentiels impossibles à supprimer et le nettoyage hebdomadaire des cours. Les usines continueront aussi à soutenir leurs partenaires locaux tels que les écoles, collèges, clubs, forces vives et organisations nongouvernementales. Ce support se manifestera par des causeries. Par ailleurs, les employés seront toujours sollicités, dépendant de leur disponibilité, pendant leur temps libre.

A l?annonce de l?épidémie à la Réunion en janvier, les établissements avaient déjà apporté leur aide, notamment aux abords immédiats des sucreries dont les morcellements résidentiels pour les employés, les espaces de sports et de loisirs, les dispensaires et les écoles maternelles.

Après l?institution de la Task Force le 1er février, ils ont contribué aux opérations de nettoyage, de collecte de déchets, d?épandage de larvicides et de pulvérisation d?insecticides. L?effort s?est accentué grâce à la participation aux opérations menées par les Regional Public Health Superintendents. Pour démontrer sa collaboration totale, l?établissement de Riche-en-Eau avait mobilisé en mars plus de 20 employés et quatre véhicules 10 jours de suite.

Ce déploiement a été effectué en dépit des travaux à l?usine et aux champs. Car l?entrecoupe est plus favorable à la mobilisation des équipes de travailleurs.

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