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Chikungunya : l’Ahrim demande à renforcer la vigilance

22 juin 2006, 00:00

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“Le retour du chikungunya serait désastreux pour le pays.” Tels sont les propos de l’ancien président de l’association des hôteliers et restaurateurs de l’île Maurice (Ahrim), Patrice Hardy. C’était hier au Hilton à Flic-en-Flac. Il intervenait à l’occasion de la 33e assemblée générale de l’association. Jean-Michel Pitot a été conduit à la présidence et succède à Patrice Hardy.

Ce dernier a rappelé au vice-Premier ministre et ministre du Tourisme, Xavier-Luc Duval, qui était l’invité d’honneur de l’Ahrim, sur “la nécéssité, l’urgence, et le caractère critique des décisions que nous devons prendre aujourd’hui afin de limiter les risques de propagation de ce virus l’été prochain”.

Selon lui, il s’agit d’un combat extrêmement important qu’il faut mener. “Nous devons garder une vigilance et une pression de tous les instants afin de ne pas laisser place à la complaisance et à l’autosatisfaction.”

Il est d’avis qu’il faut l’expérience et l’expertise étrangère pour nous aider à mieux nous structurer et nous organiser. “Nous avons les ressources et les moyens, mais il nous reste à mieux dévélopper un système rigoureux de contrôle de ce virus”, précise t-il.

Il rappelle que cette question est sur la liste des priorités du ministère du Tourisme, mais souligne que l’Ahrim fait un appel pour que les autorités, de concert avec le secteur privé, travaillent sans relâche pour éradiquer ce virus.

Le vice-Premier ministre, Xavier Duval, se dit conscient du problème du chikungunya. “Sa prolifération peut compromettre toute la stratégie gouvernementale qui repose sur une plus grande ouverture du pays”, souligne-t-il. Il a aussi fait ressortir que le ministère de la Santé a noté un net ralentissement du phénomène. “Il y a eu un seul nouveau cas depuis le 20 mai.”

Il a aussi rappelé que le comité de suivi anti-chikungunya, présidé par le Dr Rashid Beebeejaun, siégera toutes les quinzaines.

Le nouveau président, Jean-Michel Pitot, a quant à lui évoqué la question du levy sur le chiffre d’affaire, imposé aux hôteliers dans le budget. Il est d’avis que l’Ahrim prend déjà la pleine mesure des réformes engagées et du besoin de financement de certains projets sociaux dans un contexte économique difficile, et que cette nouvelle taxe sur le chiffre d’affaires est un mauvais signal donné aux opérateurs et investisseurs.

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