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Changer la perception

5 octobre 2004, 20:00

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Maxy André, président de l?Association des gîtes de Rodrigues, (AGR), se lance dans un programme de revalorisation des gîtes et des tables d?hôte. Avec les 64 000 arrivées annuelles dans l?île, il estime que l?avenir appartient à cette forme d?hébergement pour les touristes.

?Mais le succès de ce secteur dépend beaucoup de la campagne de promotion du gouvernement. Il faut investir au moins Rs 10 millions dans une telle opération et non Rs 1 million comme le fait actuellement le gouvernement. A titre d?exemple, on a rajouté Rs 60 millions pour la campagne de promotion de la Mauritius Tourism Promotion Agency (MTPA)?, explique le président de l?AGR.

L?île compte une quarantaine de gîtes totalisant 127 chambres et vingt tables d?hôte. ?Il y a une mauvaise perception pour les gîtes. Par exemple, on pense qu?il n?y aura pas de piscine. Ce n?est pas vrai. Mon gîte, Résidence L?Esplanable à Terre-Rouge, offre cette facilité?, explique-t-il.

Actuellement, ce sont les Français et les Réunionnais qui sont les principaux clients des gîtes. Les Mauriciens, dit-il, repoussent pour la plupart l?idée d?aller vivre en famille parce qu?ils ne sont pas vraiment au courant des facilités offertes.

?Au niveau du gouvernement régional, il y a une division entre le secteur touristique et le secteur informel des tables d?hôte. Je souhaite qu?il y ait un meilleur contrôle à travers l?adoption d?un nouveau texte de loi. L?ébauche a déjà été préparée?, suggère-t-il.

Le président de l?AGR se prononce en faveur de la compétition dans le secteur hôtelier. ?Nous ne pouvons nous élever, par exemple, contre la construction de grands hôtels?, dit-il.

La grande différence entre les gîtes et les hôtels, c?est que les premiers encouragent les gens à se tourner vers l?agriculture et à revaloriser les produits locaux. ?En 1980, le concept de tables d?hôte n?était pas aussi clair. Mais depuis la mise sur pied de l?Association of Rodriguan Tourism Operators (ARTO), ce secteur a été dynamisé?, affirme-t-il.

Maxy André soulève aussi l?absence de formation des cadres. « La formation se fait plus ou moins sur le tas. Aujourd?hui, même la Réunion a recours à l?expertise seychelloise dans ce domaine.

Pour le président de l?AGR, c?est un seuil raisonnable pour un gîte d?avoir dix clients par mois. ?J?ai moi-même quitté le secteur hôtelier pour me lancer dans la gestion des gîtes. Etant donné que j?ai beaucoup voyagé en Europe, en Asie, au Canada et en Australie, je peux mettre mon expérience à contribution?, soutient-il.

Pour la petite histoire, Maxy André est diplômé en télécommunications, mais il a horreur de l?électricté.

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