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Changement de scénario mais même épilogue

5 novembre 2007, 00:00

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Les duels entre le Curepipe Starlight et l?Union sportive de Beau-Bassin-Rose-Hill, qu?ils soient en féminin ou en masculin, se terminent toujours par la consécration des Curepipiennes et des Rosehilliens.

Devinez quoi ? C?était la même chose hier, au gymnase de Phoenix pour les finales de la Coupe de la Ligue. Sauf que contrairement à l?habitude, les Curepipiennes se sont baladées et les Rosehilliens ont dû recourir aux prolongations pour venir à bout du Curepipe Starlight.

En fait, il faut remonter à longtemps dans l?histoire du hand local pour voir une finale masculine aussi engagée et indécise. En 1999, lors de la Coupe des clubs champions de l?océan Indien organisée à Maurice, deux équipes mauriciennes, Rangers et Police Handball Club, avaient livré un match de folie pour le compte de la médaille de bronze. Les Rangers l?avaient emporté après deux prolongations, car après le temps réglementaire et la première prolongation, le score était toujours de parité.

Hier, après le temps réglementaire, Curepipe Starlight et l?USBBRH n?avaient pu se départager (26-26), même si l?équipe de la Ville Lumière aurait pu facilement tuer le match en menant à un certain moment par 18 à 14, après un carton rouge direct infligé à Pascal Azor et une exclusion de deux minutes de Yousouven Moonesawmy. Malgré l?avantage numérique, ils ne purent concrétiser les occasions nettes à l?instar des tirs de Pascal Yeung Ying sur les poteaux.

A trois minutes de la fin, la bande à Ludovic Carré avait encore l?avantage au score (25-24), mais le forcing des Rosehilliens et surtout, les parades décisives de Jimmy Anthony dans les buts, leur permirent de recoller à la marque. ?En temps normal, on perd des matches comme cela. Il nous a fallu pas mal de caractère pour remonter tous ces buts, malgré le fait que deux joueurs manquaient à l?appel (NdlR : Stéphane Tabardin et Jordan L?Aiguille)?, devait déclarer Jimmy Anthony, l?entraîneur-joueur de l?USBBRH.

Comme dans toutes les compétitions de coupe, une prolongation de deux fois cinq minutes était nécessaire pour les départager. Le suspense était encore à son apogée, sauf que cette fois, ce sont les Rosehilliens qui prirent les devants (28-26).

Penalty raté dans l?ultime seconde

Alors que le score était de 29 à 28 en faveur de l?USBBRH, les Curepipiens bénéficièrent d?un penalty à l?ultime seconde de la rencontre. Le but de l?égalisation et d?une deuxième prolongation était entre les mains de Pascal Yeung Ying, mais il rata lamentablement ce tir pour laisser les Rosehilliens filer vers le sans-faute cette saison, soit Coupe de l?Indépendance, championnat national et Coupe de la Ligue.

?Nous sommes malgré tout satisfaits. Nous manquions de condition physique, mais nous avons quand même pu faire trembler l?USBBRH?, analysa Ludovic Carré.

Les regards de ces deux équipes sont désormais tournés vers la Coupe des clubs champions de l?océan Indien, qui se déroulera du 19 au 24 courant, à Maurice. La prochaine confrontation entre ces deux-là sera explosive !

Un tournoi indianocéanique où les filles du Curepipe Starlight tenteront de faire mieux que leur médaille de bronze de l?année dernière. Les Curepipiennes n?ont, de leur côté, pas eu de grosses frayeurs à se faire face à leurs adversaires du jour. Elles avaient même une avance confortable à la mi-temps (12-6).

En temps normal, les Rosehilliennes offrent plus de résistance, mais il semblerait que la bande à Sandrine d?Autriche fût en pleine forme. Cindy Ji cadrait ses tirs, la Malgache Jacqueline Rasoarivelo était plus alerte en contre, ce qui amène à penser que le principal adversaire du Curepipe Starlight est le Curepipe Starlight lui-même.

?Les filles avaient mal digéré la défaite de la dernière fois (NdlR : Match du championnat où l?USBBRH avait battu le Curepipe Starlight. Cette dernière avait quand même décroché le titre selon la règle de la différence de buts en confrontation directe). Elles voulaient à tout prix prendre leur revanche et c?est vrai que quand elles ont envie de jouer, aucune équipe à Maurice ne peut les battre?, fait ressortir Burty Caramsing.

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