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Chômage : le CSO change de méthode de calcul
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Chômage : le CSO change de méthode de calcul
LE Central Statistics Office (CSO) change de méthode de calcul du taux de chômage. C?est ce qu?il a annoncé officiellement hier à l?occasion de la publication des derniers chiffres sur l?emploi et le chômage pour la période de 2001 à 2003.
Jusqu?à présent, le CSO a utilisé des données en provenance de plusieurs sources pour estimer la population active, l?emploi et le taux de chômage. A partir de maintenant, il se basera uniquement sur des enquêtes spécifiquement dédiés à l?emploi et au chômage dans le cadre du Continuous Multi-Purpose Household Survey (CMPHS). Ces enquêtes seront menées chaque trimestre. La première enquête a déjà démarré sur le terrain et les résultats devraient être publiés en juillet.
Selon un responsable du CSO, il est certain qu?avec la nouvelle méthode, il y aura une différence dans le résultat concernant le taux de chômage. ?C?est sûr qu?il y aura une différence mais on ne sait pas de quelle ampleur. Elle sera probablement minime.?
Le changement de méthode de calcul intervient à la suite d?une étude sur le chômage, à Maurice, réalisée conjointement par le gouvernement et la Banque mondiale. Un comité technique s?est penché sur les conclusions de l?étude et a fait des recommandations en conséquence.
Jusqu?à présent, le CSO calculait le taux de chômage par soustraction : le nombre de personnes en âge de travailler moins le nombre de personnes ayant effectivement un travail donne le nombre de chômeurs.
Pour calculer la population active ? soit en âge de travailler ? le CSO dérivait des taux d?activités par tranche d?âge et par sexe à partir de l?exercice de recensement recoupé par le CMPHS. Ces taux d?activités sont appliqués aux chiffres de population pour obtenir le nombre de personnes en âge de travailler.
Le nombre de personnes effectivement au travail est de son côté calculé sur les enquêtes concernant l?emploi dans les grandes entreprises. Pour l?emploi dans les autres catégories d?entreprises, le CSO s?appuie sur les enquêtes et les données administratives concernant l?octroi des permis et licences.
Les moins de quinze ans exclus des calculs
En bref, cette méthode implique une bonne dose de calculs mathématiques qui permettent d?arriver à des estimations. La nouvelle méthode qui sera adoptée privilégie, elle, l?enquête de terrain pour déterminer l?emploi et le chômage.
?L?étude du gouvernement et de la Banque mondiale a permis de voir que ce sont les sources des données qui peuvent causer problème. Le recensement est effectué chaque dix ans et les grandes enquêtes sur la main-d??uvre aussi. Les périodes de références des diverses enquêtes peuvent différer?, indique un responsable du CSO.
C?est pour cette raison que les statisticiens de l?Etat ont opté pour une nouvelle méthode de calcul qui serait uniquement basée sur une enquête trimestrielle spécifiquement sur l?emploi et le chômage dans le cadre du CMPHS.
Par ailleurs, le CSO annonce que dorénavant les jeunes de moins de quinze ans seront exclus de ses calculs. Jusqu?à présent, la population active comprenait tous ceux âgés de plus de 12 ans.
?Il est vrai que l?âge légal pour travailler est de 15 ans mais nous savons qu?en réalité il y a aussi des enfants de 12 ans qui travaillent et c?est pour cela que nous en avons tenu compte dans le passé?, explique un responsable.
Selon notre interlocuteur, le fait d?exclure les jeunes de moins de 15 ans aura un impact négligeable sur le taux de chômage. La différence sera de 0,1 à 0,2 % seulement.
Le changement de méthode de calcul du chômage du CSO intervient après une longue polémique. Le gouvernement, et plus particulièrement, Paul Bérenger, n?a cessé, depuis qu?il est aux affaires, de remettre en cause les chiffres du chômage du CSO. La réalité est tout autre, répète-t-il depuis ces trois dernières années.
De son côté, Rama Sithanen, le porte-parole du Parti travailliste sur l?économie, a toujours insisté sur le fait que la méthodologie du CSO est la bonne puisqu?elle est basée sur les définitions de l?International Labour Organisation (ILO). Toutefois, ces derniers temps, il a, lui aussi, remis en cause les chiffres du CSO, estimant que le chômage est plus élevé que les estimations de l?organisme étatique.
Toujours est-il que le CSO a maintenu hier à 10,2 % le taux de chômage en 2003.
Pouvoir D?achat
L?inflation Chute En Dépit De La Hausse Des Prix
- La hausse des prix sur plusieurs produits importés n?a pas fait grimper le taux d?inflation. Le Bureau central des statistiques (BCS) a publié hier les derniers chiffres de l?indice des prix à la consommation. Il affiche ainsi un taux de 4 % pour l?année financière 2003-04 alors que l?année précédente, le taux était de 5,1 %. Le taux d?inflation sert d?indication face à la perte du pouvoir d?achat du salarié. La publication de ce chiffre revêt donc une importance particulière à l?approche des tripartites pour la compensation salariale. L?indice des prix durant le premier trimestre de 2003 a été largement touché par la hausse des prix pour le pain (+12 %), les frais de scolarité (+10 %), le poulet (+7 %) et la viande de mouton (+ 8,7 %). L?inflation est calculée par la variation de l?indice des prix d?une période à une autre. Par définition, l?indice des prix est tributaire de l?évolution des prix des biens et des services figurant dans la consommation des ménages. Un panier est constitué par le BCS pour représenter un échantillonnage de la totalité des items inclus dans la consommation des ménages. Chaque item est évalué dépendant de son poids dans le panier de la ménagère.
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