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Ces trésors méconnus du ?marronnage?
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Ces trésors méconnus du ?marronnage?
Tout se concentre autour du Morne Brabant, la montagne symbole. A l?heure où le conseil d?administration de Le Morne Heritage Trust Fund a été dissous. Où le rapport final du Dr George Abunju, expert de l?Unesco venu visiter le site et rencontrer les parties en présence ? promoteurs hôteliers, et autorités ? l?université de Maurice publie Maroonage and the Maroon Heritage in Mauritius.
L?ouvrage est le fruit des recherches du Maroon History Group, collectif de chercheurs, d?étudiants et d?historiens qui a existé de 2002 à novembre 2003. C?est seulement après deux ans qu?une partie des travaux de ceux réunis autour de Vijaya Teelock et d?Amédée Nagapen est rendue publique.
D?emblée, Vijaya Teelock, de l?université de Maurice, s?excuse dans la préface, de la série ?disparate?d?articles qui composent ce recensement des traces du ?marronnage?. Avant d?adopter une position nettement plus marquée dans sa communication intitulée Archaelogy and History of Le Morne Brabant.
Elle va plus loin en expliquant que malgré la somme importante de patrimoines oraux disponibles, ?there has been official reluctance to have Le Morne mountain recognised as a historical site?. Elle cite deux raisons pour expliquer cela : le manque d?archives et la réticence face à l?utilisation de témoignages oraux pour corroborer les preuves écrites.
Elle poursuit en écrivant qu?à ce jour, seules trois cavernes ont été explorées. En sus d?un assemblage de pierre ?qui ressemble à un mur?, Vijaya Teelock écrit que seuls deux objets ont été retrouvés au Morne Brabant : ?two prismatic basalt flakes with sharp edges (?) possibly used as scrapers.?
L?historienne nous parle également de la grande quantité d?ossements d?origine animale, des morceaux d?objets en céramique, de perles de verre, de fusils, de balles qui ont été retrouvés dans l?une des autres cavernes.
Autant de preuves matérielles qui racontent le quotidien des marrons, des tranches de notre histoire colorée d?une vision romantique. ?The Romantic strand portrays the Mauritian marroon as as violent brute, savage, pillaging plantations, terrorising white slave owners and generally creating fear and panic on the island.?
Insistant sur le manque de témoignages écrits laissés par des marrons frappés d?illettrisme, Vijaya Teelock nous met en garde contre une trop grande dépendance sur les sources émanant de la classe des propriétaires d?esclaves.
Si Satteanund et Satyendra Peerthum recensent des noms de ?grands? marrons (ceux qui à la différence des ?petits? marrons ont déserté la propriété du maître depuis plus d?un mois), Prithilah Rosunee pour sa part, s?intéresse aux stratégies de résistance des femmes.
<I>?L?historienne nous parle (...) de la grande quantité d?ossements d?origine animale, des morceaux d?objets en céramique, de perles de verre, de fusils, de balles (...) retrouvés dans l?une des cavernes.?
Comment la sexualité et la fonction reproductive pouvaient être utilisées pour obtenir la liberté. Pour arriver à l?état d?absence de servitude, elles avaient deux ?choix? : l?illégalité avec le marronnage.
L?alternatif : ?Slave women developed relationships especially with free males and military officers and these connections helped to establish a mink between sexual freedom and manumission ( ?) Manumission (?) legally defined as the act of freeing a slave from bondage?, avec le consentement du maître.
- Disponible chez Le Printemps, Le Cygne, aux Editions de l?océan Indien et à l?université de Maurice à Rs 200.
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