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Ces cadeaux qui valent leur pesant d?or

22 décembre 2005, 00:00

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Vous pouvez le dire avec des fleurs, un jouet, des chocolats, un livre? Ils auront, comme tout cadeau une valeur sentimentale. Mais il y a aussi une foule de cadeaux, dont la valeur est surtout monétaire et qu?il serait difficile d?offrir, même à ceux qui vous sont? chers.

Les bijoux brillent par leur coût. Certes, ce sont des pièces exclusives, des modèles époustouflants au design soigné. Mais pour s?offrir des bagues en diamant, il faudra trouver la bagatelle de? Rs 6 millions chez Adamas Ltd, par exemple. Quatre bagues en stock chez ce joaillier, portent la griffe américaine Louis Click et une dizaine d?autres, sensiblement moins chères, de la même griffe, coûtent? entre Rs 4 et Rs 5 millions.

?Quand une personne achète un bijou comme ça, ce n?est pas pour le prix, mais pour la beauté. La bague la plus chère que nous ayons vendue cette année est à Rs 3,5 m?, dit Sébastien Donton, Managing Director d?Adamas. Quand on aime, on ne compte pas?

Ce sont des cadeaux qui valent leur pesant d?or. Chaque année Adamas Ltd importe quelque 50 kg d?or d?Italie. Elle est une des plus grosses importatrices d?or dans cette région. ?Nous avons fait nos plus gros achats d?or depuis quelques mois déjà, dit-il. Ce qui fait que la hausse du prix de l?or sur le marché international ne nous affecte pas. Il y a beaucoup de compétition dans le secteur mais ça bouge.?

Coût de c?ur

Selon Sébastien Donton, les produits de la bijouterie les plus prisés en cette période de fêtes de fin d?année sont les bagues, colliers, bracelets et boucles d?oreilles. Là, ils trouvent plus facilement preneurs, même si certains bijoux atteignent Rs 50 000. Coût de c?ur oblige?

Chez CLEDOR, toute une collection de pendentifs de perles noires pour hommes avec colliers en cuir se vendent entre 400 et 800 dollars. ?C?est un nouveau produit?, explique Hedley Chimon, Managing Director de CLEDOR. Pour les femmes, l?or et le diamant rivalisent d?éclat, et les prix proportionnellement prennent l?ascenseur : de 200 à 55 000 dollars.

?La tendance, c?est des bagues en pavés ou avec des pierres en triangle. L?or blanc a aussi la cote. Offrir un bijou à quelqu?un est un signe d?affection qui a duré ou qui va durer?, dit Hedley Chimon. Et si l?affection n?avait pas de prix ?

Les six succursales de Caunhye Bijoux à travers l?île ne sont pas en reste, au niveau des prix. Des bagues en or, ornées de diamants ne sont pas les plus chères du marché, à Rs 150 000 et Rs 250 000.

?Un bijou est un cadeau pour la vie. Il y a des Mauriciens qui arrivent à faire un coup de folie pour une grande occasion. On vend une bague comme ça une ou deux fois l?an?, dit Siddick Caunhye, directeur de Caunhye Bijoux.

Chez Ravior, une parure peut coûter Rs 105 000, une bague en diamant Rs 144 000, ou encore un collier orné d?un saphir mauve sur or blanc et diamant Rs 150 000. Ce saphir est agrémenté d?une pépite d?or. La parure est entièrement démontable et peut être remontée en différents types de parure. ?Ce sont des pièces uniques. Il y a toute une recherche. Une fois la pièce vendue, c?est fini?, dit Ravi Jetshan, directeur de la bijouterie.

Mais si vous préférez rester dans l?air du temps, les montres sont pour vous, à condition que vous y mettiez le prix. Mikado met en vente la montre mécanique suisse Louis Erard. Entre Rs 40 000 et Rs 85 000 pour être à l?heure à vos rendez-vous ! Et pour les éternels retardataires, de quoi remettre les pendules à l?heure? Rs 150 000 pour certains modèles chez Poncini.

?Outre les bijoux, et les montres, qui sont nos spécialités en cette période de fin d?année, il y a aussi les services à thé et à dîner en porcelaine d?une célèbre griffe japonaise Noritake, les cristaux et l?horlogerie?, dit Aldo Poncini, directeur de Poncini Ltd.

Chez Beautés de Chine à Curepipe vous trouverez des nappes brodées à la main. L?étiquette affiche fièrement Rs 15 000.

Et chez Max Mara Fashion, à Phoenix, ce sont les vêtements du soir féminins qui évidemment feront palir d?envie. Les moins chères sont vendues à partir de Rs 3 000. Mais pour les modèles vendus à Rs 30 000, il faudra peut-être? repasser. Selon Raya Meziou, directrice de Max Mara Fashion (cette société importe exclusivement des produits textiles italiens) les ventes sont assez lentes actuellement, par rapport à l?année dernière. La Mauricienne se serrerait-elle la ceinture ?

?Nous avons vendu moins en cette période aux Mauriciens aussi bien qu?aux touristes. Nous ne savons pas pourquoi, dit-elle. C?est probable qu?ils soient nombreux à voyager et à acheter leurs vêtements à l?étranger. Il est dommage que les produits mauriciens, textiles et autres, ne sont pas assez mis en valeur?.

La situation économique du pays serait peut-être aussi à l?origine de cette tendance. Car malgré la période festive, le consommateur sait qu?il faut raison garder. Et que le mois de janvier est en général très long?

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