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Ces bonnes idées qui ne sont encore qu?intentions
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Ces bonnes idées qui ne sont encore qu?intentions
UN VILLAGE HYDROPONIQUE A BELLE-VUE
Ce village, c?est 26 serres individuelles qui seront construites grâce à un prêt de Rs 18 m de la Banque de développement (DBM). Elles seront louées aux agriculteurs désirant se lancer dans la culture hydroponique. Les six premiers mois de location leur seront offerts. D?autres villages seront par la suite créés à divers endroits de l?île si l?opération est un succès.
La culture hydroponique est en pleine expansion. De cinq serres en 1999, il en existe aujourd?hui 150. Cette culture est génératrice de revenus substantiels, disent ceux qui y ont investi. Mais le financement est lourd. Pour cultiver des tomates, il faut compter entre Rs 250 000 et Rs 800 000 pour les équipements. Les villages hydroponiques éviteront ces dépenses.
Combien côutera la location ? Le Food and Agricultural Research Council (FARC), chargé de mettre en place le village, y travaille. Mardi prochain, des officiers du FARC et du ministère de l?Agriculture effectueront une visite sur les deux arpents identifiés à Belle-Vue. Les dates du début des travaux du village et de la livraison n?ont pas encore été fixées.
LE RETOUR DE L?EREIT
L?Employee Real Estate Investment Trust (EREIT) va naître « très très prochainement », dit le ministre des Finances. Cette mesure avait été annoncée lors du discours du précédent budget. Pravind Jugnauth y expliquait que l?Employees Welfare Fund investirait Rs 350 m dans ce qui était alors le REIT. Cela devrait permettre à 325 000 personnes, contribuant au National Savings Fund, de détenir des parts unitaires de Rs 1 000 dans le trust. Celui-ci devrait alors acheter des terrains avec un « high development potential ». Les revenus générés par l?utilisation de ces terres seraient redistribués parmi les porteurs.
La démocratisation de l?économie et la participation des employés à ce secteur avaient motivé cette décision de Pravind Jugnauth. Mais l?initiative a eu du mal à démarrer. Dans le budget 2005-2006, un nouveau coup de fouet est donné à l?EREIT. Mais au ministère des Finances, on continue à évoquer les difficultés pour gérer un tel trust. Sans compter l?effort conséquent qui devra être consenti pour faire en sorte que le projet aboutisse avant la fin de l?année. Les premières parts du trust ne seraient distribuées que tard durant le second semestre de 2005.
PRÊTS ÉTUDES
L?une des annonces-phares dans le domaine éducatif a été la création d?un Tertiary Education Interest Support Scheme On Loans. Celui-ci permettra aux jeunes qui envisagent de faire leurs études supérieures à Maurice, de bénéficier d?un prêt remboursable à la fin desdites études. La Mauritius Post and Cooperative Bank (MPCB) financera dans un premier temps ces prêts.
Ce n?est qu?après le vote de la loi des Finances que l?on connaîtra la somme initiale allouée à ce plan. Le taux d?intérêt qui sera appliqué n?a pas, non plus, été déterminé. Mais selon les premières estimations, les étudiants devraient pouvoir emprunter environ Rs 200 000 pour des études sur trois ans, soit environ Rs 75 000 par an. Pravind Jugnauth a appelé les autres banques à participer au fonds. Mais certaines ont déjà un plan spécial étudiant. De plus, un certain scepticisme règne à l?idée de consentir des prêts aux étudiants sur une garantie personnelle. Environ 3 000 jeunes ne poursuivent pas leurs études, faute de financement selon le ministre.
« Les banquiers sont là pour prendre des risques. Et il ne faut pas croire que tout le monde aura un prêt s?il le demande. Nous étudierons chaque cas, comme pour les autres prêts auxquels nous consentons », explique Kris Lutchmenarraidoo, directeur de la MPCB.
FORMATION POUR MACHINISTES
Malgré la conjoncture difficile, les entreprises textiles recrutent. Mais elles ne trouvent pas assez d?ouvriers. Les machinistes qualifiés désertent les usines. Pour remédier à la situation, Pravind Jugnauth propose la mise en place d?un nouveau programme de formation. Ce programme permettra de former 1 000 machinistes. Ils recevront une allocation mensuelle de Rs 3 000 pendant la durée de leur stage. L?allocation sera financée par les entreprises de la zone franche et le gouvernement.
« On attend de savoir comment cette mesure sera mise en ?uvre », explique-t-on à l?IVTB, l?organisme qui serait chargé de dispenser les cours. Mais pour le moment, personne ne connaît la durée exacte des enseignements et encore moins le programme qui sera suivi. A l?IVTB, on estime pouvoir faire face à cette nouvelle demande, car le personnel et l?équipement peuvent être assez facilement mobilisés.
Mais il reste un problème de taille. Le métier de machiniste, avec un salaire moyen de Rs 6 000 ou de Rs 7 000, n?attire plus. Ce qui fait dire à des entrepreneurs que la formation ne pourrait que péniblement attirer la moitié des 1 000 stagiaires
CHÔMEURS ENTREPRENEURS
Les sans-emploi doivent pouvoir monter eux-mêmes leurs petites entreprises. Pravind Jugnauth l?a annoncé dans son budget. Pour cela, la DBM mettra en place un Emerging Entrepreneur Loan Scheme qui permettra aux petits entrepreneurs de bénéficier d?un prêt allant jusqu?à Rs 100 000 pour fonder leur entreprise dans l?artisanat, la manufacture, les technologies de l?information et de la communication et des services. L?intérêt sur ce type de prêt sera plafonné à 6 %.
À la Small and Medium Industries Development Organisation (Smido), on salue cette initiative. « Elle devrait permettre à certains jeunes entrepreneurs de mettre le pied à l?étrier », pense Vassan Appanah, le directeur. Mais des réserves sont aussi émises, davantage sur les jeunes entrepreneurs que l?initiative elle-même. La DBM a souvent rechigné à débourser des aides devant le manque d?innovation et de vision des futurs entrepreneurs. Des millions censés être distribués à des entrepreneurs prometteurs dorment ainsi toujours à la DBM, selon les banquiers et techniciens du ministère de l?Industrie.
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