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Ces élevages illégaux en zones résidentielles
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Ces élevages illégaux en zones résidentielles
Amende de Rs 50 000 et peine de prison ne dépassant pas deux ans. C?est ce que vous risquez si vous faites un «petit» élevage dans une zone résidentielle. Et que cela pose problème à vos voisins. Si une telle pratique est interdite par la loi, elle serait pourtant courante, fait valoir un cadre du ministère de l?Agro-industrie.
Un responsable au niveau de l?Agricultural Research and Extension Unit (AREU) affirme que même dans les villes, certaines personnes élèvent des poules, sans autorisation. Toutefois, ces personnes ne sont pas «ennuyées» par les autorités, du moment que leurs voisins ne s?en plaignent pas. Mais si tel était le cas, elles sont passibles de poursuites.
Le Preliminary Environmental Report (PER) est un examen de l?impact de l?élevage sur l?environnement direct. Cette mesure est obligatoire pour les petits éleveurs souhaitant être en règle. L?AREU est l?organisme à consulter dans ce cas. Les techniciens de cette institution ont pour tâche de conseiller tous ceux qui veulent se lancer dans ce type d?entreprise.
«Nous ne sommes pas une autorité régulatrice», explique un cadre de l?AREU. Il laisse entendre que si quelqu?un demande des conseils et que cette personne a une exploitation en marge de la loi, l?AREU lui fournira l?aide dont elle a besoin. «Notre but : que l?élevage se fasse de manière saine», continue ce cadre du ministère de l?Agro-industrie.
Il existe aussi des «petits» élevages, comme expliqué par un responsable de la Preliminary Environmental Report Unit du ministère de l?Environnement. Ceux-là se constituent, au maximum, de vingt b?ufs, de cinquante chèvres ou d?une cinquantaine de moutons. En ce qui qu?il s?agit de la volaille, le nombre est plus élevé. Jusqu?à 5 000 poules, vous êtes toujours considéré comme un petit éleveur. Ces cas ne concernent que ceux faisant de l?élevage à but commercial.
Ceux qui ont du bétail, ou élèvent des poules à petite échelle, ou un b?uf ou une cinquantaine de volailles, n?ont pas besoin d?un PER. Toutefois, il est clair que s?ils polluent de quelque manière que ce soit, ils sont passibles de poursuites de la part des autorités. Il est primordial donc de respecter les règles strictes concernant l?élevage.
Ainsi si un éleveur dans une zone résidentielle respecte les directives dressées par l?Environment Protection Act, il a très peu de risques d?être inquiété par les autorités. Une des lignes directrices spécifie que l?élevage ne doit en aucun cas être la cause de nuisance en termes d?odeur, de mouches ou encore de rongeurs.
Plusieurs organismes gouvernementaux sont chargés de faire respecter la loi en ce qu?il s?agit de l?élevage. Dans le cas d?un problème de mauvaises odeurs, le ministère de la Santé est sollicité. Et s?il s?agit d?un problème d?eau, c?est le ministère des Services publics qu?il faut contacter. Les soucis par rapport aux eaux usagées sont du domaine de la Waste Water Authority alors que les problèmes concernant les déchets solides sont du ressort du ministère des Collectivités locales. Ces différents ministères et corps parapublics sont désignés par l?Environment Protection Act de 2002 pour faire respecter la loi en matière d?environnement.
En cas de récidive, l?éleveur en situation d?illégalité risque une amende de Rs 100 000 au maximum avec un emprisonnement ne dépassant pas huit ans.
Quoi qu?il en soit, la propreté semble donc être le maître-mot dans l?élevage. Un respect des règles sanitaires telles que dictées par la loi réduit les risques d?être poursuivi et de finir en prison. A bon entendeur?
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