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Carnet de commandes rempli jusqu?à fin 2008 pour le Chantier Naval

29 août 2007, 00:00

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Acceleration du développement intégré du seafood hub. La troisième phase de l?extension du Chantier Naval de l?océan Indien (CNOI), élément clé du secteur sea-food, se poursuit avec la construction d?un nouveau quai et l?installation d?un élévateur de bateaux au coût de Rs 300 millions pour faire face à la hausse des commandes. Les investissements totaliseront Rs 1,2 milliard. Le carnet de commandes est rempli jusqu?à fin 2008.

Pour répondre à la demande, quelque 60 paires de bras additionnelles seront recrutées par le CNOI dans les prochains mois. En six ans, le nombre d?employés est passé de 95 à 240, cela sans compter les 150 à 200 emplois indirects liés à la sous-traitance des métiers de l?industrie navale.

?Les réparations que nous allons effectuer sont des plus variées et couvrent l?ensemble des métiers de cette industrie, soit le traitement des surfaces, chaudronnerie, tuyauterie, mécanique, hydraulique, peinture, froid et climatisation, électricité, menuiserie et intérieur, et même la réparation de filets de pêche des thoniers senneurs?, avance Jean-Yves Ruellou, directeur général du CNOI.

La construction du nouveau quai de 150 mètres de long, commencée le mois dernier, viendra doubler la capacité actuelle du quai long de 150 mètres. La construction devrait s?achever courant 2008.

Des travaux de dragage seront par ailleurs entrepris afin que des bateaux de pêche d?un tirant d?eau de huit mètres puissent y accoster, comme c?est le cas pour le quai actuel.

?La cale sèche connaît un taux de remplissage avoisinant les 100 % et nous aurons du mal à les accueillir avec notre capacité actuelle?, souligne Yves Ruellou. Ainsi, l?élévateur pourra soulever des bateaux d?une capacité de 1 400 tonnes et les placer à terre sur une distance de 60 mètres pour permettre les travaux de réparation et de carénage au cas où la cale sèche serait remplie. Il va aussi soulever des bateaux nouvellement construits par le chantier et les mettre à l?eau.

Pour le moment le plus gros du chiffre d?affaires du CNOI se fonde sur l?entretien des bateaux bien que l?entreprise soit capable d?en assurer la réparation et la construction.

?De nombreux bateaux de pêche taïwanais et japonais mouillent à Port-Louis, mais nous n?avons pas pu les accueillir chez nous jusqu?à présent. Le nombre de ces bateaux naviguant dans les eaux mauriciennes avoisinera bientôt les 500 d?ici 2008?, ajoute le directeur général du CNOI.

Il estime qu?avec l?offre verticalement intégrée de la compagnie Seafood Hub d?IBL, ces navires pourraient profiter du chantier pour faire des escales techniques. Les nouveaux équipements vont permettre une intervention simultanée sur cinq navires.

Cette situation ?prometteuse? s?explique par la multitude de services offerts par Port-Louis, la compétitivité des prix et le savoir-faire français et mauricien.

L??Atsanta?, l?un des plus gros bateaux construits à Maurice</B>

?Les opérations de ce chantier constituent une excellente illustration de la coopération régionale. Car nous avons réparé et construit des bateaux pour les différentes îles de l?océan Indien, que ce soit pour les Réunionnais, les Malgaches ou les Seychellois.?

Le chantier apporte actuellement la dernière touche à l?Atsanta, patrouilleur destiné à la surveillance des eaux territoriales malgaches après 11 mois de travaux de construction. Long de 35 mètres, il est l?un des plus gros bateaux construits à Maurice. Il sera livré au gouvernement malgache en novembre.

Le groupe Ireland Blyth Ltd et le Chantier naval français Piriou détiennent chacun 50 % d?actions dans le CNOI. Les deux premières phases comprenaient la construction d?un atelier et une cale de mise à l?eau, et la deuxième, la construction d?un quai et de la cale sèche.

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