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Cancer : dépistage précoce et meilleur traitement
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Cancer : dépistage précoce et meilleur traitement
Après le diabète, c?est le cancer qui retient l?attention des autorités. Un National Cancer Control Programme sera bientôt présenté au cabinet. Les techniciens peaufinent actuellement ce plan qui vise à assurer un dépistage précoce tout en améliorant le traitement offert aux malades.
Si la prévention reste un des points clés de ce programme, cet aspect est pourtant bien plus complexe pour le cancer que pour d?autres maladies, note le coordonnateur national du registre pour le cancer, Dr Shyam Manraj. ?Car il y a plusieurs organes qui peuvent être affectés et chaque cancer requiert un certain type de prévention,? dit-il.
Il est connu qu?un non-fumeur a moins de risques d?avoir un cancer de poumon qu?un fumeur. Ce cancer est un des plus fréquents chez les hommes de même que celui de la prostate. Une alimentation riche en graisses peut davantage favoriser le cancer de la prostate sans compter le facteur hérédité est connu pour être, dans 20 % des cas, la cause de la maladie.
L?urgence se fait de plus en plus sentir à Maurice car chaque année, quelque 1 500 nouveaux malades sont détectés. Cette maladie représente 11,3 % des décès, soit 936 annuellement.
Le nouveau programme mettra l?accent sur le dépistage. D?autant précise le consultant en pathologie, qu?un dépistage précoce augmente le risque de guérison de manière significative.
De nouveaux tests sont prévus pour le col de l?utérus. Déjà, les centres de santé prévoient des tests systématiques pour le cancer du sein et celui du col de l?utérus. Chaque jeudi après-midi à Triolet, les femmes peuvent s?y prêter afin de détecter ces deux types de cancer. L?an dernier, 6 024 femmes en ont bénéficié.
Dans le cadre de ce nouveau programme, il est question d?envoyer des gynécologues en Inde, le mois prochain, pour se familiariser avec des techniques plus avancées dans le traitement du cancer. Dr Shyam Manraj ajoute : ?Dans ce contexte, la priorité est de former des chirurgiens oncologistes, médecins spécialisés dans le diagnostic et dans le traitement du cancer.?
L?autre lacune actuelle et qui devra être grandement comblée, ce sont les soins palliatifs dispensés à ceux souffrant de la maladie. ?Il y a un grand travail à faire auprès de notre personnel médical dont bon nombre n?a pas eu de formation dans ce domaine?, note le Dr Shyam Manraj. Ce Control programme visera à mettre en place un nouveau protocole pour le traitement.
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