Publicité
Campagne de l?ICAC : enquêtes prévention et éducation
Par
Partager cet article
Campagne de l?ICAC : enquêtes prévention et éducation
Haro sur les corrupteurs et les corrompus ! La campagne de sensibilisation et d?éducation de l?Independent Commission against Corruption (ICAC), lancée hier insiste et signe. Malgré la complexité de cette lutte, comme soulignée par les différents intervenants à l?hôtel Hilton. D?où les appels pour soutenir l?ICAC dans son combat.
La nécessité de ce vaste programme d?éducation est longuement commentée par le commissaire Navin Beekarry.
La commission a choisi, comme d?autres pays, a ?three-pronged approach? : les enquêtes, la prévention et l?éducation. ?Un changement d?attitude est essentiel pour un changement systématique. Les campagnes anti-corruptions ne peuvent réussir sans le soutien du public.?
La stratégie d?éducation repose sur deux piliers. La conscientisation du public sur les méfaits de la corruption et l?empowerment des organisations non-gouvernementales et religieuses, du secteur privé et du citoyen ordinaire entre autres, pour agir contre la corruption.
Navin Beekarry est aussi d?avis que ?people wants facts before they are prepared to act. Thus, a successful campaign begins with the recognition of the scope of the problem and a clear understanding of its cause?. Selon lui, ces programmes éducatifs vont aiguiser le sens de responsabilité du citoyen tout en l?aidant à être plus redevable. ?Les méfaits de la corruption sont immenses sur l?économie nationale et elle peut tuer une nation.?
La campagne de sensibilisation de l?ICAC comporte plusieurs volets. La Community Relations Branch de la commission se charge de la vulgarisation des dangers de la corruption, de la nécessité d?une mobilisation populaire et des moyens pour dénoncer. Les officiers de l?ICAC sont disponibles gratuitement sur le 800 4222. Les dénonciations peuvent aussi se faire sur le nouveau site web sur http//www.icac.mu.
Des séminaires sont prévus pour quelque 600 représentants syndicaux, 3 000 fonctionnaires, 3 500 managers et recteurs ainsi que 4 500 jeunes. Au programme également, une grande campagne publique pour 2003-2004 de même qu?une étude nationale sur la perception autour de cette question.
L?autre département du Corruption Prevention and Education Division, le System Enhancement Branch, s?attellera à détecter les failles dans les systèmes des organismes publics. L?unité procédera à des audits dans les trois revenue collection departments, les collectivités locales et d?autres entreprises publiques.
La couleur des interprétations
L?intervention du président de la République, qui lance la campagne de sensibilisation, ne passe pas inaperçue. ?C?est notre devoir de donner tout notre soutien aux institutions telles que l?ICAC pour combattre les pratiques frauduleuses des personnes supposément crédibles et intègres? Et la presse et les politiciens ne doivent pas contribuer à tarnish th ICAC?s reputation by unwarranted criticisms.?
Il exprime des réserves sur les affiches de l?ICAC. Selon lui, le masque blanc prête à des interprétations, d?autant que le slogan est ?ICAC pas get figir pouli agir?.
Mais selon les explications de Gérard Bussier, le directeur du département Education et prévention de l?ICAC, le blanc a été choisi pour sa couleur neutre et dépourvue de toute connotation épidermique. ?Comme le masque blanc, traditionnel au théâtre, qui cache une identité, comme ceux engagés dans la corruption et qui se cachent derrière le masque de respectabilité !?
Professeur, Barry Rider, le Guest Speaker, est d?avis qu?il faut du temps pour conscientiser la population, que le combat doit être mené sur plusieurs fronts, mais qu?il est impératif de ne pas tomber dans le piège de la ?stigmatisation?.
?L?éducation est un volet très important, mais il n?y a pas lieu de brosser un tableau noir surtout quand il s?agit d?enfants. Les premiers éduqués doivent être les leaders de notre société.? Il souligne la difficulté ?d?inculper des gens pour des white-collar crimes? et les rares ?successful prosecutions à travers le monde?. Selon lui, le travail de l?ICAC ne doit pas jugé en un an sur le nombre de condamnations en cour, mais sur d?autres paramètres.
A l?heure des questions, Roshi Bhadain, le directeur de la Corruption and Investigations Division de l?ICAC, précise que l?important, c?est la qualité de l?enquête et sa capacité d? ?unveil the system?.
Pour le commissaire Ramanooj Gopalsing, la police a, en tant que key partner de l?ICAC, l?obligation morale et légale de donner son soutien. ?La police ne peut pas être spectatrice quand la majorité des Mauriciens voudraient qu?on travaille ensemble pour combattre la corruption. Mais pour être crédible, il faut encore que la police améliore son image.? Il cite les initiatives prises lors d?une la commission d?enquête, mise sur pied il y a six ans, sur les procédures d?appel d?offres. ?Les autorités doivent sérieusement envisager l?introduction d?un volet sur la corruption dans le programme d?études.?
Publicité
Publicité
Les plus récents