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Bérenger : ?Pas de réforme du judiciaire sans le MMM?
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Bérenger : ?Pas de réforme du judiciaire sans le MMM?
Sans le concours de l?opposition, la réforme du judiciaire ne verra pas le jour, souligne Paul Bérenger, leader du MMM, lors d?une conférence de presse, samedi. Il ajoute que le MMM refuse de traiter avec l?attorney general, Rama Valayden, qui devrait présenter le projet à l?Assemblée nationale. Mais ?si le Premier ministre prend le dossier en main, nous traiterons avec lui?.
Les propositions de réforme du système judiciaire émises dans le rapport Mackay concernent, notamment, la restructuration de la Cour suprême et la composition de la Judicial and legal service commission. Selon Paul Bérenger, ces réformes doivent obtenir une majorité de trois-quarts à l?Assemblée nationale pour devenir une réalité. Or, le gouvernement n?a pas cette majorité. Sauf si l?opposition joue le jeu et notamment le MMM.
Mais Paul Bérenger critique Rama Valayden, ?disqualifié?, selon lui, par un verdict de la Cour suprême, dans une affaire opposant l?attorney general au leader-adjoint du MMM, Jayen Cuttaree. ?Nous n?allons pas deal avec Valayden?, affirme le leader du MMM.
Paul Bérenger critique également d?autres ministres et des nominés du gouvernement. Il reproche d?abord au ministre des Finances, Rama Sithanen, de ?donner l?impression que rien ne va changer? quant à la National Residential Property Tax. Il dit aussi regretter que la demande de compensation salariale additionnelle n?a pas été écoutée. ?Nous ferons tout pour qu?il y ait une compensation salariale en juillet 2007.?
Le leader du MMM fustige ensuite le ministre de l?Industrie et du Commerce, Rajesh Jeetah, pour sa gestion de l?importation de lait et du dossier concernant les prix des fers de construction et du gaz. ?Il est clair que Jeetah est en contradiction avec Rama Sithanen?, estime-t-il.
Prochaine cible : Patrick Assirvaden, président du conseil d?administration du Central Electricity Board. Les critiques envers la Centrale thermique de Belle-Vue ont été ?démenties? par le ministre de tutelle, Abu Kasenally, affirme Paul Bérenger.
<B>?Nous n?avons rien à cacher?</B>
Quant au rapport sur BPML, il estime que ce dossier est de la ?manipulation politique?. ?Pravind et moi, nous n?avons rien à cacher.?
Rajesh Bhagwan, secrétaire général du MMM a, quant à lui, consigné une déposition au poste de police de Rose-Hill, samedi. Il estime que des affiches sur l?affaire BPML sont ?communales et diffamatoires?.
Commentant le projet de rénovation du théâtre du Plaza qui devrait obtenir le soutien d?artistes étrangers, le leader du MMM est d?avis que le gouvernement lance un ?mauvais signal?. ?Comme si Maurice n?a pas les moyens et la volonté de préserver et de rénover un des plus importants morceaux de son patrimoine.?
Le leader du MMM conclut en rappelant qu?une conférence des Nations unies sur les changements climatiques et le réchauffement de la planète se tient cette semaine à Nairobi, au Kenya. Une conférence ?cruciale?, selon lui, et dont on n?est pas suffisamment conscient des enjeux à Maurice. ?J?espère que mon bon ami Anil Bachoo (le ministre de l?Environnement, NdlR) y assistera?, lâche-t-il ?
<B>Rapport BPML : le MSM envisage une action légale</B>
Alors que le régime actuel a lancé une campagne sur le rapport du Fact-Finding Committee (FFC) sur la Business Parks of Mauritius Ltd (BPML) pour blâmer l?ancien gouvernement, le MSM prépare sa contre-attaque. Pravind Jugnauth, leader du MSM, envisage des actions légales à ce sujet. Il dit accueillir positivement l?intention du gouvernement de soumettre le rapport à l?Independent Commission against Corruption (Icac) aujourd?hui. Car ?ce rapport ne contient rien d?accablant, ni contre moi, ni contre Paul Bérenger?, lance-t-il lors d?une conférence de presse, samedi.
?A l?heure où le gouvernement se sent acculé, que le peuple est en colère et qu?il y a des tiraillements en son sein, il veut créer une diversion pour sortir la tête hors de l?eau?, souligne Pravind Jugnauth. Il déplore le fait que le FFC n?ait pas respecté ?un principe de base de la loi et qui est d?entendre la partie mise en cause?. ?C?est un travail bâclé et mal fait kot pa mem finn aplik fairness.?
Pourtant, souligne Pravind Jugnauth, il avait, dans un passé récent, déclaré publiquement être prêt à déposer devant le comité. Il espère pouvoir le faire devant l?Icac.
Pravind Jugnauth met ensuite en doute la légitimité des membres du FFC. Précisant les liens ?évidents? des deux assesseurs avec le gouvernement du jour, à savoir Raj Busgeet et Bruno Dumazel, il fait ressortir que le premier nommé a travaillé pour l?Alliance sociale pendant les élections générales, alors que le second ?est un proche parent du ministre de la Technologie informatique, Etienne Sinatambou?. Le leader du MSM trouve d?ailleurs intrigant que les allégations de ce dernier faites le 16 janvier se retrouvent dans les conclusions du FFC.
Quant à Harris Balgobin, qui a présidé cette instance, Pravind Jugnauth fait ressortir qu?il avait déjà été critiqué par la Cour suprême dans le passé. Il cite un jugement datant du 4 août 2003, qui a été circulé samedi, et qui critique sévèrement un jugement rendu par le Tribunal d?arbitrage permanent (TAP) dirigé alors par Harris Balgobin.
<B>Compensation et tripartites dénoncés</B>
Ce jugement indique que le TAP ?had not given any reason for reaching the decision that it did, in contravention of the principle of natural justice of fairness? et ?did not do justice to all evidence and documents put in by the applicant?. Pravind Jugnauth attire également l?attention sur le passage de ce jugement où la Cour suprême indique que ?it is a matter of regret that this Court has to observe that this is not unfortunately the first time that the first respondent (TAP) falls foul of its legal obligation to give reasons for the decision?. Ce jugement avait été rendu dans le cadre de l?appel fait par le Mauritius Sugar Producers? Association après un jugement rendu par le TAP.
Pravind Jugnauth cite le passage du rapport BPML, où il est indiqué que le précédent gouvernement aurait parlé de travaux au Rose-Belle Business Park avant les élections générales. ?C?est totalement faux et c?est très grave. J?avais, lors des débats sur le budget 2001-02, déjà parlé de ce projet et Paul Bérenger en avait fait de même en 2001 sur le Freeport Transfer Undertaking Bill?, assure Pravind Jugnauth. ?S?ils nous avaient convoqués, ils auraient su.?
Autre cible : Rama Sithanen dont le refus d?accorder une compensation additionnelle et de convoquer une réunion tripartite est dénoncé. ?Le gouvernement refuse d?avoir un dialogue avec les syndicats pour écouter ce qu?ils ont à dire. C?est une alliance qui trahit son propre programme électoral.? Ce gouvernement, dit-il, prendrait de plus en plus une attitude ?totalitaire qui menace notre démocratie?. Il fait référence aux enquêtes qui auraient été étouffées et de l?ingérence alléguée du gouvernement dans les institutions tels la police, la MBC, le CEB, la CWA, Air Mauritius, Mauritius Telecom...
RELATIONS MSM-MMM
<B>?L?unité naturelle? dans l?opposition</B>
■ A l?heure des questions, le leader du MSM aborde les relations au sein de l?opposition. ?Le MSM et le MMM doivent s?unir pour avoir une meilleure force de frappe?, dit-il en ajoutant qu?il est satisfait de l?unité ?naturelle? au Parlement, mardi dernier. L?unité nationale n?est toutefois toujours pas la bienvenue. Pravind Jugnauth souhaite désormais une ?concertation officielle... parce qu?il arrive que les mêmes questions soient posées alors qu?il y a tellement de sujets sur lesquels le gouvernement devrait être mis devant ses responsabilités?. Pravind Jugnauth se dit donc à l?entière écoute du MMM. ?Dans un couple, il peut parfois y avoir quelques frictions, mais après zafer vinn parfwa pli korek ki avan. C?est peut-être ce qui est en train d?arriver aujourd?hui.?
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