Publicité
Bérenger conte la petite histoire de notre économie
Par
Partager cet article
Bérenger conte la petite histoire de notre économie
Paul Bérenger a délaissé momentanément ses cours magistraux sur l?histoire du pays pour s?intéresser de nouveau à l?économie. Cette semaine, le leader du MMM s?est borné à démontrer que le pays ne sera pas nécessairement plus avancé avec cette croissance économique d?un peu plus de 5 % dont se targue Rama Sithanen, le ministre des Finances.
Histoire de se ré-attribuer une part de paternité pour un taux de croissance malgré tout à la hausse, Bérenger se hâte de préciser que celle-ci est en fait tirée par les activités des Integrated Resorts Schemes, du Seafood Hub ou encore des technologies de l?information et de la communication. « Que nous avons démarrées », rappelle Bérenger en bombant le torse.
Mais il ne s?agit pas non plus de peindre un tableau trop rose de la situation économique. Paul Bérenger explique avec assurance, en brandissant un article du magazine Newsweek, qu?à Maurice, comme ailleurs, une bonne partie de la population, peut ne bénéficier en rien des effets bénéfiques d?une poussée de la croissance économique.
Ainsi, Newsweek explique que le tiers de la population de Singapour, un des pays dont Maurice cherche à s?inspirer, ne profite en rien des effets de la croissance, qui atteint le taux fort enviable de 7,6 % dans l?île. À Maurice, poursuit Bérenger, c?est d?autant plus le cas. Notamment « avec la détérioration dramatique » du taux d?inflation qui aura vraisemblablement doublé pour atteindre les 10 % dans les mois à venir. Mais aussi la flambée des prix et les « mesures d?austérité » difficiles du dernier budget Sithanen. Pour le leader mauve, il n?y a pas à discuter :
« Ceux au bas de l?échelle s?appauvrissent. »
<B>« Du bluff dans l?air »
Jouant sur le registre de l?emportement, Bérenger se prend même à sentir du « bluff dans l?air » pour ce qui est du taux de chômage. Conforté dans son analyse par les dernières prévisions de la MCB, il explique que la hausse de 0,1 % du chômage vient prouver que l?économie ne se porte pas aussi bien qu?on voudrait le croire. Alors que le gouvernement clame le contraire.
Mais, se laissant emporter, Bérenger finit également par en faire un peu trop. Ainsi, il explique que « si le gouvernement persiste à instaurer une National Residential Property Tax, ce sont avant tout les petits planteurs qui seront affectés ». Et pourtant, il n?y a aucun projet de rebaptiser cette taxe, instaurée dans lebudget 2006-2007, en une National Agricultural Property Tax?
Publicité
Publicité
Les plus récents