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Bush veut libérer les Cubains «de la tyrannie»

7 mai 2004, 20:00

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Le président américain a expliqué jeudi que sa stratégie vis-à-vis de Cuba «vise à encourager l'octroi de fonds à des organisations qui protègent les dissidents et défendent les droits de l'homme (...), à encourager la présentation de la vérité aux Cubains par l'intermédiaire de la radiotélévision Marti, et à empêcher le régime d'obtenir des devises des touristes pour renforcer son oppression».

Le président américain, George W. Bush, a estimé, jeudi 6 mai, lors d'une déclaration à la presse à la Maison Blanche que «les Cubains doivent être libérés de la tyrannie». Les mesures contenues dans un rapport du secrétaire d'Etat, Colin Powell, «vont accélérer la venue du jour où Cuba sera un pays libre», a-t-il estimé.

Le président républicain doit remettre son mandat en jeu en novembre face au démocrate John Kerry et veut courtiser le vote des exilés cubains aux Etats-Unis, nombreux en Floride (Sud-Est), Etat dont son frère, Jeb Bush, est le gouverneur.

Colin Powell était, jeudi, au côté du président Bush à la Maison Blanche pour participer à une réunion de la commission d'assistance pour un Cuba libre, présidée par le secrétaire d'Etat.

«Nous pensons que l'avenir de Cuba est un avenir de liberté. Il est dans l'intérêt de notre pays que Cuba soit libre, il est dans l'intérêt de ses voisins que Cuba soit libre, et, encore plus important, il est dans l'intérêt des Cubains qu'ils soient libérés de la tyrannie», a souligné George W. Bush.

«Cette stratégie vise à encourager l'octroi de fonds à des organisations qui protègent les dissidents et défendent les droits de l'homme, (...) à encourager la présentation de la vérité aux Cubains par l'intermédiaire de la radiotélévision Marti, et à empêcher le régime d'obtenir des devises des touristes pour renforcer son oppression», a-t-il ajouté. Financée par des fonds américains, la radio anticastriste Marti, qui a commencé à émettre en 1985, est basée à Miami (Floride) avec un budget annuel de 15 millions de dollars (12 millions d'euros) pour une centaine d'employés, selon la radio.

«Nous ne voulons pas attendre le jour où Cuba sera libre, nous ?uvrons pour que Cuba soit libre», a encore ajouté M. Bush.

Jorge Mas Santos, le principal responsable de la Fondation nationale cubano-américaine (modérée), basée à Miami, a «salué» les annonces de Bush, sans toutefois lui promettre le soutien de l'organisation le jour de la présidentielle.

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