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Bunwaree se fie à sa bonne étoile
Avec un peu de chance, l?ancien ministre des Finances, qui dit avoir sacrifié sa clientèle de cardiologue pour se mettre au service de la patrie et qui se décrit comme un « professionnel honnête, compétent et patriote », pourrait se la couler douce pour le reste de sa vie.
Il a en effet annoncé, lors d?un point de presse jeudi, que la série de poursuites en diffamation qu?il a commencé à loger contre trois titres de presse et que les réclamations à venir contre Paul Bérenger et Pravind Jugnauth, pourraient lui rapporter la bagatelle de? Rs 350 millions.
La rencontre avec la presse était essentiellement axée sur les accusations proférées contre Vasant Bunwaree dans l?affidavit rédigé au nom de Donald Ha Yeung, un des coaccusés dans l?affaire de détournement de fonds du Plan national de pension placés à la MCB.
Vasant Bunwaree se dit confiant de pouvoir remporter de tels procès, eu égard à un récent verdict rendu par la Cour suprême contre un hebdomadaire. Sur sa lancée, l?ancien secrétaire général du Parti travailliste, qui occupe depuis peu les fonctions de vice-président au sein du parti, nie sur l?honneur avoir jamais reçu le moindre sou de l?homme d?affaires Teeren Appasamy ou de son mandataire, Donald Ha Yeung.
Les initiales V. B. figurant sur les talons de certains chèques mentionnés dans le cadre de cette affaire, pourraient, selon Vasant Bunwaree, être celles de « Valérie Bérenger, de Veda Baloomoody ou encore de Vishnu Bhagwan. »
À l?aide d?un tableau, le cardiologue explique qu?il n?a eu rien à faire avec la clinique Clinicare Ltd après sa nomination comme ministre des Finances en décembre 1996. À son retour au sein de la profession médicale, il fait incorporer une nouvelle entité ? Clinicare Services Ltd ? « qui n?a rien à voir avec la première compagnie ou avec Donald Ha Yeung », affirme-t-il. Vasant Bunwaree en a surtout après le Premier ministre qu?il soupçonne d?être à l?origine de la fuite dans la presse du document déposé par son « ancien ami Donald ».
Le cardiologue est revenu à plusieurs reprises sur les sacrifices consentis au moment où il décidait d?accepter le portefeuille de ministre des Finances et des « maigres rémunérations mensuelles de Rs 35 000 », eu égard à ses compétences. Il en appelle également au soutien populaire pour laver son honneur. Bref, un exercice? à vous décrocher des larmes.
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