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Brèves

11 janvier 2006, 20:00

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<B>La Nasa à Sainte-Rose</B>

■ Idéalement située sur la course de la sonde New Horizons, dont le lancement de Cap Canaveral, en Floride, est prévu entre le 11 janvier et le 14 février pour la première exploration de Pluton (l’astre le plus éloigné de la terre), la Réunion a été retenue par l’agence spatiale américaine comme site d’étude et d’observation. C’est une équipe de six personnes qui a posé ses bagages sur l’île jusqu’au 20 février au plus tard. La date programmée pour le tir est le 17 janvier. D’ici là, la municipalité espère bien tirer partie de la venue inattendue des ingénieurs de l’agence spatiale américaine, en les faisant notamment rencontrer des jeunes de la commune en cette période de vacances estivales. Sainte-Rose offre l’avantage d’être le point le plus à l’Est de la Réunion, un atout décisif aux yeux des spécialistes américains. L’année commence de la plus belle des façons pour la commune : la tête dans les étoiles.

<B>Le volcan cherche sa voie</B>

■ Aux yeux du public, l’activité du volcan a sans doute baissé d’un cran : aucune coulée n’était visible dans le Grand-Brûlé mardi au-dessus de la route nationale 2. Seul au loin resplendissait le cratère projetant de la lave. Le piton de la Fournaise, malgré les apparences, ne se rendort pas, assure pourtant l’observatoire volcanologique. La sismicité enregistrée depuis dimanche sous le sommet reste importante, avec encore 130 séismes lundi et vraisemblablement beaucoup plus mardi, selon une rapide estimation, avec des événements atteignant la magnitude assez élevée pour notre volcan de 2 à 2,5. Mais les coulées n’ont pas poursuivi leur progression vers le littoral pour autant. Aucune nouvelle vague n’est venue marcher sur les traces de celles qui, lundi après-midi, ont franchi le dernier ressaut surplombant le Grand-Brûlé et se sont arrêtées à moins de trois kilomètres de la RN 2. Les scientifiques avouent leurs incertitudes sur l’évolution de l’activité. La sismicité sous le sommet laisse toujours envisager l’hypothèse d’un effondrement interne au cratère Dolomieu, fragilisé par le phénomène de vidange lié aux éruptions successives. Le trémor éruptif élevé, mais désormais stabilisé, ne constitue plus dans l’immédiat une source de préoccupation aussi importante que ces jours derniers. La crainte d’une propagation au-delà du rempart de l’enclos de la fissure qui alimente l’éruption en cours a moins raison d’être, selon Valérie Ferrazzini, sismologue à l’observatoire.

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