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Boodhoo annonce un possible come-back politique

15 décembre 2005, 20:00

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Harish Boodhoo en a assez. Estimant que ?nous sommes en train de vivre dans un État policier, un régime totalitaire? et jugeant insupportable ?une opposition qui ne joue pas son rôle de frein face à un homme qui a trop de pouvoir?, il considère sérieusement ?reprendre son bâton de pèlerin? et refaire son entrée en politique active.

La goutte d?eau qui a fait déborder le vase : des policiers qui, dit-il, ont débarqué dans les locaux de son journal Sunday Vani, hier, pour demander des explications sur un article paru dans la dernière édition de son hebdomadaire. L?article en question cible le Premier ministre. Boodhoo juge inacceptable la décision de la police de ?debark kot mwa ek lezot zournal?.

?Un premier journal avait fait état de l?incident en question le 4 décembre. Je reviens avec l?affaire le 11 décembre. Pourquoi n?y a-t-il pas eu de démenti avant le 15 décembre ? ? se demande-t-il. Le journaliste affirme qu?il n?a rien à déclarer à la police et qu?il est prêt à aller en cour pour ?dir seki mo ena pou dir?.

Il en profite pour faire une sortie virulente contre le Premier ministre : ?Ou trouv sa normal ki plis ki 60 % nominasyon pankor fer ? Enn Premie minis ki pe komport li kouma enn chef de tribu (?) kinn fini voyaze 5 fwa.? Il ajoute que la population n?a cependant que le gouvernement et l?opposition qu?elle mérite. ?Navin Ramgoolam pann sanze, monn trouve en 2003, samem monn ale?, ajoute-t-il.

Harish Boodhoo affirme aussi avoir fait l?objet de menaces d?un membre de la Voice of Hindu. Il l?a fait savoir à la police qui, depuis hier après-midi, assure sa protection. ?Ce enn group mersener ki pe dir mwa mo pe atak malbar.?

Le journaliste a également indiqué qu?il allait vendre son journal en raison de problèmes financiers car ?gouvernma pe boykot mwa, li pe menas sekter prive ek nepli ena piblicite. Mo inn bankrout.? Il ajoute toutefois qu?il ne laissera pas son journal ?entre les mains des capitalistes?.

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