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Bilan satisfaisant après trois ans d?existence
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Bilan satisfaisant après trois ans d?existence
100 000 bougies allumées par les Mauriciens aujourd?hui à 19 heures pour dire non à la violence. Radio One a choisi de marquer la fête nationale à sa manière. Il n?est pas interdit de penser qu?il s?agit par la même occasion de tester sa popularité. Cette radio donna en effet le coup d?envoi de la libéralisation des ondes le 12 mars 2002.
Trois ans plus tard, la satisfaction semble au rendez-vous. «Nous avons été attentifs aux exigences des auditeurs en maintenant un niveau de qualité », déclare le directeur de Radio One, Finlay Salesse. «Riches de nos erreurs, nous avons pu rectifier le tir pour devenir une radio de référence.» Reste qu?il y a encore du pain sur la planche. Radio One, tout comme Radio Plus, Top FM et l?Independent Broadcasting Authority (IBA), estiment que le paysage radiophonique libre peut être amélioré. «C?est pourquoi nous privilégions la formation», assure Finlay Salesse.
Chez les concurrents, les choses ne sont pas différentes. Chacun estime que la libéralisation a été un bienfait pour la démocratie. Grâce aux radios privées, les auditeurs ont trouvé des plate-formes de libre expression. Malheureusement, le secteur souffre de sa jeunesse.
«L?information n?est plus détenue par une poignée de personnes. Mais, il y a encore du travail à faire. La formation ne s?arrête pas qu?avec les journalistes puisqu?il y a plein de métiers dans et autour de la radio», explique Hassen Rojoa, directeur de Radio Plus. Il ajoute qu?au niveau de «la responsabilisation des radios, il y a encore du pain sur la planche». Balkrishna Kaunhye, directeur de Top FM, abonde dans le même sens : «Il y a encore beaucoup de formation à faire. Pour les journalistes ou les animateurs.»
Quant à l?IBA, elle tire un bilan satisfaisant de ces trois années. «La libéralisation a bien eu lieu, en termes de contenu ou de style. Les nouvelles radios ont apporté la liberté de parole, un moyen supplémentaire pour que le public puisse s?exprimer», souligne Abdool Cader Kalla, président de l?IBA.
Après trois ans d?existence, les trois radios privées constituent 50 % de l?audience par rapport aux six chaînes publiques. «ça va dans le bon sens», commente Hassen Rojoa.
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