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Bijouterie : les 15 % de la discorde
Le cours de l?or sur le marché mondial atteint de nouveaux sommets. Déjà, le bijou coûte cher. Le Mauricien hésite. Et lui imposer la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) risque de mettre en péril l?avenir de la bijouterie locale. C?est l?avis de Navin Gunnoo, président de l?association des bijoutiers. Les membres se réunissent en assemblée générale demain.
Ces soucis résultent d?une mesure budgétaire : tout bijoutier devra d?abord se faire enregistrer pour la TVA, puis l?imposer à ses clients, afin que tous les acteurs du secteur soient sur un pied d?égalité. Or, la mise en pratique de cette mesure risque de perturber davantage l?industrie locale.
Exerçant à Souillac depuis 10 ans, Kessaven Nursingen dit être au bord de la faillite. «Le prix de l?or a grimpé en moyenne de 40 %. Rien qu?avec les prix que nous réajustons régulièrement, les clients ont diminué.» Il affirme être dans l?incapacité de rembourser ses emprunts à la Banque de Maurice pour l?achat de l?or.
Bon nombre de bijoutiers ont déjà mis la clé sous le paillasson, insiste le président de l?association. En moins d?une année, ses membres sont passés de plus de 500 à 440.
Ces problèmes seront débattus à l?assemblée spéciale qui se déroulera au collège New Eton. Il sera question de dégager une stratégie afin de faire entendre la voix de ces bijoutiers.
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