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Bheenick s?attaque aux coûts ?prohibitifs? des banques
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Bheenick s?attaque aux coûts ?prohibitifs? des banques
Le coût du service bancaire à Maurice n?est pas du tout au goût du gouverneur de la Banque de Maurice. A l?occasion de l?ouverture, mercredi, d?une agence de la Banque des Mascareignes à Quatre-Bornes, Rundheersing Bheenick estimait que les banques commerciales devront proposer des taux d?intérêt et des tarifs plus compétitifs aux clients locaux.
?Je tiens à souligner que dans leurs opérations offshore, les banques pratiquent un différentiel qui est très compétitif sur le plan international. (?) La profitabilité passe par l?efficience et l?efficacité des services avant tout, et non pas par des frais bancaires prohibitifs. (?) Nous ne voudrions pas que le marché local devienne la poule aux ?ufs d?or?, a dit le gouverneur.
Il veut des prestations plus compétitives sur le crédit, les services bancaires et les devises. D?abord, le différentiel entre le taux à l?épargne et le taux à l?emprunt (?interest rate spread?) est jugé trop élevé. Le différentiel actuel est de 3,69 %. ?C?est certes encore élevé par rapport aux normes internationales. Toutefois, il y a eu beaucoup d?efforts au fil des années pour le ramener à un niveau acceptable. En décembre 1998, le différentiel était de l?ordre de 4,25 %?, souligne un banquier.
Celui-ci est d?avis que la Banque centrale a aussi sa part de responsabilité dans cette situation. ?Le taux de rendement sur les bons du Trésor a beaucoup augmenté ces dernières années, forçant du coup les banques à ajuster le taux à l?épargne à la hausse afin d?attirer les dépôts. Elles ont dû augmenter le taux à l?emprunt en conséquence.?
D?autre part, souligne notre interlocuteur, des banques maintiennent des coûts élevés afin de pouvoir rentabiliser leurs importants investissements dans les nouvelles technologies bancaires.
Les banques réalisent une grosse part de leurs revenus hors intérêt (?non-interest income?), à partir des transactions ?forex?. Un cambiste explique que les possibilités de pratiquer une marge réduite sur ces opérations sont limitées. ?Avec la pénurie qui a frappé le marché de change durant le second semestre de 2006, les marges étaient sous forte pression et le business de devises a beaucoup souffert.?
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