Publicité

Berty Coralie lâche prise au 32e kilomètre

24 octobre 2006, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Berty Coralie, 45 ans, était engagé dimanche dans la dixième édition du marathon international d’Antananarivo à Madagascar disputé sur le même parcours que celui des Jeux de la Francophonie de 1997, dont le départ et l’arrivée étaient jugés devant le Palais de Justice.

Le marathon a la réputation d’être une épreuve tueuse d’homme, et plus particulièrement celui de Tana pour ses côtes et ses conditions climatiques arides qui infligent une véritable souffrance physique à ceux qui osent s’y aventurer. Et notre compatriote en a fait la terrible expérience en étant contraint à l’abandon au 32e kilomètre. Idem pour le redoutable Kenyan Titus Mugo, alors que le champion du Commonwealth en 2002 à Manchester, le Tanzanien Robert Naali (2h25:34), a, lui, eu bien du mal à venir à bout de ces 42,195 km pour prendre la deuxième place de l’épreuve derrière le Malgache Prosper Randriasoalaza, auteur d’une performance de 2h25:24. Un autre Malgache, en l’occurrence Eugène Rasolofondrasata, complète le podium grâce à un chrono de 2h31:09.

Berty Coralie n’aura pas eu de chance durant cette épreuve. Il abandonna au 32e kilomètre au vu des conditions très difficiles de ce marathon malgache. “Avec la chaleur et la pollution, c’était vraiment difficile de courir. J’ai résisté jusqu’au 32e kilomètre mais j’ai préféré abandonner car je savais qu’il n’y aurait pas un bon chrono à la clé. C’était donc plus judicieux d’arrêter avant le 35e kilomètre pour ainsi conserver la possibilité de courir un autre marathon prochainement”, explique Berty Coralie qui a connu là le premier abandon de toute sa carrière sur l’épreuve la plus dure de l’athlétisme.

“C’est sûr que pour les Jeux des îles ce sera très difficile. D’ailleurs, même le Kenyan a été contraint à l’abandon alors que le Tanzanien a eu beaucoup de mal à terminer cette course”, poursuit Berty Coralie.

Au bout de cette expérience en terre malgache, une seule conclusion s’impose, le marathon des prochains Jeux des îles de l’océan Indien (JIOI), l’année prochaine, qui sera disputé sur ce même parcours, ne sera pas une sinécure pour nos locaux.

“Il faudra qu’on soit vraiment solidaire et surtout très solide pour affronter ce marathon”, lâche Berty Coralie.

Maintenant que l’on connaît davantage sur le marathon malgache, la préparation en vue de cette échéance indianocéanique se poursuit pour Berty Coralie ainsi que les autres présélectionnés mauriciens pour les Jeux des îles avec un nouvel élément : la conscience qu’il faudra vraiment être au summum de sa force le jour J pour oser défier les Malgaches sur leurs terres…

Publicité