Publicité

Benegal Masterclass

23 septembre 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Shyam Benegal a parlé de ses premières réalisations et a établi la différence entre la réalisation de publicités ? son premier métier ? et la réalisation de cinéma, sa passion. Il rappelle que la publicité est un très bon entraînement à la réalisation et que nombre de grands réalisateurs ont commencé ainsi.

«Dans la pub, le film sert à mettre en valeur un produit. Au cinéma, le film est le produit».

Façon de parler, car le film de cinéma est également une ?uvre d?art, ainsi qu?un «véhicule» d?idées.

Shyam Benegal, très tôt dans sa carrière a abordé des thèmes délicats, difficiles et polémiques. Des sujets complexes et qu?il a traité différemment, au fil du temps, usant souvent d?humour pour faire passer un message.

Deux projets en cours

L?humour sera aussi présent dans l?une de ses prochaines productions. Shyam Benegal, qui n?a pas sorti de film depuis plusieurs années a aujourd?hui deux projets en cours. D?abord, une histoire qui se passe dans un village en Inde et qui traite de l?impact et de la transformation de l?Inde, à cause de l?explosion des médias. «On reçoit 130 chaînes de télévision. On est connecté avec le monde. On reçoit des images du monde entier, que l?on ne connaît même pas. Et ça fait forcément rêver, ça donne envie». Le problème, porté par la comédie, reste sérieux.

«En Inde, il y a une telle richesse dans la diversité. Partout, il y a une histoire à raconter, un sujet à traiter», dit le réalisateur quand on lui pose une question sur les choses qui l?inspirent. Deuxième prochain rendez-vous, une adaptation de Carmen de Bizet.

Il y a eu beaucoup d?adaptations de cet opéra. La dernière en date remonte en 2004 et était une version sud-africaine, en zulu, présentée au Festival de Cannes.

Ouverture aux mauriciens

Pour la version «rajahstrani», Shyam Benegal a fait appel au grand compositeur A.R. Rahman qui va se charger de l?adaptation musicale.

De son séjour à Maurice, il garde l?idée d?une île si isolée de par sa richesse culturelle. Les Mauriciens sont exposés à beaucoup de culture, indienne, africaine, européenne, asiatique. Au niveau de la création et production cinématographique, c?est un avantage.

«Je crois qu?il y a à Maurice beaucoup de choses très riches et très intéressantes à filmer et à raconter. Non seulement pour le public mauricien, mais aussi indien ou africain. La culture peut voyager.» Mais avant que nos films fassent le tour du monde, il faut d?abord les faire et le plus important de tout, rappelle Shyam Benegal, reste la formation.

«Il faut d?abord apprendre. Le cinéma ça s?apprend. Comment écrire, comment écrire des dialogues, tenir la caméra, choisir le type de caméra, l?objectif, comment jouer devant une caméra ? Pour cela il y a deux moyens. Apprendre tout seul, en réalisant des films. Ou apprendre dans une école».

A ce propos, Christian Nayna, président de la Mauritius Film Development Corporation a d?ailleurs annoncé, sans plus de précision, le démarrage du projet de Film City, voulu par le ministre Gowressoo.

Au passage, il annonce aussi la mise sur pieds d?une compétition de films sur le thème du patriotisme et l?éventualité que des films mauriciens soient projetés à l?International Film Festival of India.

Publicité