Publicité

?Beaucoup de sportifs ne connaissent pas l?importance du massage?

5 novembre 2005, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Depuis deux semaines, le stade Maryse-Justin à Réduit accueille un ancien qui a beaucoup aidé dans l?athlétisme mauricien. Lui, c?est Jean-Claude Ithier, masseur. Ce dernier s?occupait des petits pépins des pensionnaires du Centre national de formation de 1995 à 1997, à l?époque où les Casquette, Chimier, Augustin entre autres émergeaient.

Jean-Claude Ithier vient d?être rappelé au chevet d?un groupe de huit athlètes dans un premier temps. « Je suis très content de travailler avec ce nouveau groupe. Ils sont tous motivés et je suis là pour les aider à mieux se préparer pour leurs différents objectifs », déclare le masseur. Le grand problème des sportifs mauriciens, déplore-t-il, c?est que la plupart ne savent pas ce qu?est le massage sportif mais surtout quelle est son utilité.

« Le massage sportif a un très grand champ d?action et se fait en trois phases, les unes plus importantes que les autres. D?abord, cette phase permet à l?athlète de mieux préparer ses muscles avant de commencer l?activité sportive en question. Puis, pendant l?effort, cette phase aide à relâcher les muscles et à être plus décontracté. Ensuite, vient la phase après l?effort, qui aide le sportif à bien récupérer », explique Jean-Claude Ithier.

Pendant un effort intense, les muscles secrètent un acide-alcool formé par la fermentation de sucres dans l?organisme et dans les cellules limitées en oxygène. Cet acide appelé lactique génère des toxines qui empêchent les muscles de remplir leurs fonctions à 100 %. Les muscles sont alors compressés, et c?est à ce moment-là que les athlètes généralement perdent leur vitesse et sont obligés de diminuer l?intensité des efforts. C?est là le plus gros boulot du massage.

« Le massage aide à libérer les muscles, élimine les toxines, aide l?athlète à mieux récupérer et à assimiler les entraînements mais, surtout, il diminue les risques de blessures », ajoute-t-il.

<B>Manque d?étirements ou trop d?entraînement</B>

Autre chose qui diminue les risques de blessures que négligent souvent beaucoup d?athlètes : les étirements.

« Les étirements aident à relâcher les muscles et évitent des crampes. Avant de penser au massage, un athlète a besoin de deux séances d?étirement, un avant l?effort et l?autre après. Je suis sûr que tous les sportifs le savent, mais combien le font ? Beaucoup de douleurs sont souvent dues au manque d?étirement. C?est pour cela que dans les séances de massage, il faut toujours inclure les étirements. C?est la base de tout relâchement. »

Le trop d?effort génère, souvent, de vilaines blessures : claquage, déchirure, spasme, élongation, tous sont générés par le manque d?étirements ou le trop d?entraînement. Et c?est souvent l?athlète qui est fautif.

« Un athlète doit tout connaître de son corps. Il doit savoir quand il est en forme, quand il s?entraîne trop, quand il a besoin de soin et surtout quand il a besoin de couper avec les entraînements. C?est dommage que peu d?athlètes puissent dire qu?ils connaissent leur corps. C?est une des bases essentielles de l?athlète et normalement c?est son coach qui devrait lui apprendre comment faire. »

Mais, d?autre part, l?athlète n?est pas à 100 % fautif, c?est souvent aussi à cause de « l?éducation » sportive qu?il a reçue. À Maurice, le manque de culture lié à la médecine sportive est flagrant. Beaucoup de coaches, de dirigeants de clubs et même d?athlètes ignorent pratiquement tout de cet aspect. « Pour que les sportifs se sentent en sécurité et puissent évoluer en toute quiétude et se donner à 100 %, il leur faut être sûrs d?avoir les soins nécessaires en cas de blessures. Il est obligatoire que chaque fédération ait sont propre corps médical. Mais je ne comprends pas comment ces derniers ne trouvent pas l?utilité et l?importance d?un corps médical. C?est dommage pour les athlètes. Je souhaite remercier quelqu?un qui m?a beaucoup soutenu à mes débuts en 1990 et qui a toujours cru en moi, Michael Glover », conclut Jean-claude Ithier.

Publicité