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Beach Authority : le directeur soupçonné

15 décembre 2007, 00:00

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«Le rapport est accablant». Les mots sont de Dinesh Ramjuttun, ancien conseiller du Premier ministre qui a divulgué un rapport confidentiel du ministère des Collectivités locales sur la Beach Authority (BA). Le ministère voulait faire la lumière sur des cas allégués d?abus et de fautes professionnelles. Les rédacteurs du rapport évoquent, dans leurs conclusions, la possibilité que ce dossier pourrait étre soumis à un organisme tel que l?ICAC.

Soobash Seeruttun, directeur général de cet organisme para-public, est pointé du doigt dans ce texte où il est allégué qu?il serait à l?origine de plusieurs irrégularités. Qu?en pense-t-il ? «Les erreurs relevées dans le rapport ont été corrigées», nous répond-il.

Il considère que le document ne contient rien d?accablant, ni pour lui, ni pour la BA. La création de cet organisme parapublic étant assez récente, dit-il, il existe encore quelques erreurs à corriger, précisant qu?il a déjà répondu de tout ce dont le rapport l?accuse, que tout est dans l?ordre.

Ce rapport fait état de plusieurs irrégularités, dont les permis d?opérer des commerçants de plage (Beach Traders Licence). Cette licence, délivrée par la BA, est destinée aux colporteurs sur les plages publiques. Les auditeurs ont relevé que plusieurs de ces marchands ont obtenu le permis sans respecter les critères. Certains l?auraient obtenu après une visite au bureau du directeur général.

«Il s?agit d?un amalgame entre les termes ?autorisation? et ?licence?», explique Soobash Seeruttun. Il précise qu?il signe des autorisations tous les jours, mais que les licences ne sont pas de son ressort. Le directeur général de la BA affirme que les auditeurs se tromperaient donc.

<B>Atmosphere très tendue</B>

Autre point soulevé par le rapport du ministère des Collectivités locales, l?entretien du système informatique à la BA. Certaines irrégularités relatives à l?octroi du contrat à une compagnie basée à Vacoas ont été relevées. Les auditeurs notent que l?entreprise a soumis un devis pour la mise à jour de l?anti-virus de trois ordinateurs infectés et que cette même firme aurait soumis un nouveau devis quatre jours plus tard.

Ils relèvent qu?il n?y a pas eu de demande formelle de la BA pour cette réparation et qu?ils n?ont pas trouvé de preuve d?autres demandes faites auprès d?autres entreprises. Le directeur de la firme répond, lui, qu?il aurait constaté, lors de l?installation de l?anti-virus, la nécessité d?une mise à jour et qu?il aurait proposé ses services, dans la transparence et la légalité.

Les auditeurs du ministère des Collectivités locales se disent d?avis que l?utilité de la BA doit être réévaluée. Une de ses fonctions premières, disent-ils, est la délivrance de permis aux vendeurs sur les plages. Les autorités locales peuvent prendre charge de cette fonction, disent ces auditeurs, qui estiment que les coûts administratifs s?en trouveraient allégés.

Le rapport indique aussi que l?atmosphère prévalant à la BA est très tendue, résultant des conditions de travail. Certains employés, disent ses rédacteurs, seraient favorisés tandis que d?autres seraient harcelés. Mais cet aspect des choses ne faisant pas partie de leur mission, les auditeurs n?ont pas poussé plus loin leur enquête à ce propos.

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