Publicité
Balade romantique fatale à Albion
Des badauds massés aux abords d?une falaise à Albion regardent, ébahis, la scène qui s?offre à leurs yeux. Une fourgonnette rouge, partiellement écrabouillée, se trouve au pied du précipice. La chute d?une vingtaine de mètres a causé la mort instantanée du conducteur, Jean-Noël Diolle. Ce dernier, s?était rendu sur les lieux pour passer un moment romantique en compagnie de Marie-Angélique Levaillant, âgée de 24 ans. Celle-ci a été admise à l?unité chirurgicale des soins intensifs de l?hôpital Jeetoo.
C?est peu après le lever du soleil hier que Jean-Noël et Marie-Angélique, se rendent, à bord d?une fourgonnette rouge de la marque Mitsubishi, à Albion, après avoir passé une partie de la soirée dans une boîte de nuit de Flic-en-Flac. Jean-Noël, un habitant de Port-Louis, gare son véhicule à proximité du phare d?Albion, à seulement deux mètres des falaises.
<B>Mort sur le coup</B>
Premanund Moheeputh, un habitant de la localité, raconte avoir vu le véhicule peu après 6 h 30 alors qu?il partait nourrir ses animaux. ?Quand je suis revenu, à peu près trois heures plus tard, la police était sur les lieux et le véhicule sur les rochers, au pied des falaises.?
La chute, d?une vingtaine de mètres, ne laisse aucune chance au conducteur. Il meurt sur le coup. Marie-Angélique, une habitante de Petite-Rivière, est, elle, grièvement blessée. La fourgonnette, tombée sur le flanc droit, est partiellement détruite.
Aussitôt alertés, des policiers de Petite-Rivière se rendent sur place. L?assistant commissaire de police, Choolun Bhojoo et le surintendant de police, Mukhtar Taujoo, de la Western Division sont mandés sur le lieu drame. Des éléments de la Special Mobile Force (SMF), du Groupe d?intervention de la police mauricienne (GIPM), également dépêchés, s?attellent à remonter le couple. Une ambulance du Service d?aide médicale d?urgence (Samu) arrive sur place mais ne peut que constater le décès de Jean-Noël Diolle. Marie-Angélique, est transportée à l?hôpital Jeetoo avec le bassin brisé et la jambe droite fracturée.
Le cadavre de Jean-Noël Diolle est transporté à la morgue de l?hôpital Victoria pour autopsie. Celle-ci, pratiquée par le Dr Sudesh Kumar Gungadin, a attribué le décès à une fracture du crâne.
<B>Sécuriser les lieux </B>
Prévenue du drame, Anie Jameer, la mère de Marie-Angélique, ne peut contenir ses émotions. Présente au chevet de sa fille hier après-midi, elle explique que cette dernière est la mère d?une fillette de deux ans et travaille comme serveuse dans un club privé de Quatre-Bornes. ?Angélique et sa fille sont venues vivre chez moi, il y a un peu moins de trois ans, depuis la séparation d?avec son époux?, confie-t-elle la gorge nouée. Elle dit s?être inquiétée en ne voyant pas rentrer sa fille samedi. ?Elle a toujours pour habitude de rentrer à la maison directement après le travail mais cette fois elle ne m?avait pas dit qu?elle devait voir quelqu?un. D?ailleurs, je ne connais pas cet homme.?
Entre-temps, à Albion, les badauds se sont massés aux abords de la falaise, au risque de provoquer une chute. L?opération de remontée du véhicule débute vers midi, une fois les lieux sécurisés.
L?utilisation d?un treuil de la SMF s?avère nécessaire. La man?uvre s?annonce périlleuse car la carcasse du véhicule, qui heurte la paroi rocheuse, provoque la chute de nombreuses pierres. Le véhicule est transporté au poste de police de Rose-Hill, pour y être examiné, afin de déterminer les causes exactes du drame.
Le sergent Rudranath Ramoo et le constable Indeerajen Iyalloo, dessinateur et photographe respectivement, étaient sur place durant toute l?opération, pour prendre des mesures et des clichés.
Jean-Noël Diolle travaillait dans la restauration. Il laisse derrière lui une veuve, Linda, et deux enfants : Aurélie, 12 ans et Alexandre, sept ans. La victime souffrait de problèmes cardiaques et avait été hospitalisée en juillet.
Publicité
Publicité
Les plus récents