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Bérenger : «Pas question de tolérer les abus à la prison»

3 octobre 2003, 20:00

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Les récents événements à la prison de Beau-Bassin préoccupent toujours les autorités. Le Conseil des ministres s?est longuement penché sur la question, hier. A l?issue de la réunion, le Premier ministre, Paul Bérenger, dit ne pas vouloir bousculer les officiers de la prison mais entend bien rester ferme s?il y a manquement de leur part.

« Nous devons handle with care ce dossier. Je ne souhaite pas casser le moral des gardes-chiourme. En même temps, il n?est pas question de tolérer les abus », fait ressortir Paul Bérenger.

Entre-temps, Wendy Lafleur, un des prisonniers hospitalisés après les incidents à la prison de Beau-Bassin, est sorti du coma.

Dans les milieux pénitenciers, on souligne qu?un ?progress report? a été soumis au chef du gouvernement, hier. Les détails du rapport restent confidentiels mais il semblerait que quelques gardes-chiourme y sont montrés du doigt.

Les enquêteurs ont entendu, hier, quatre officiers de la Prison Security Squad, concernés par ces incidents. La police attend la version de Wendy Lafleur pour compléter l?enquête. Cela ne pourra se faire que si son état s?améliore davantage.

LES DÉTENUS VEULENT DES PRIVILÈGES

De plus, le Conseil des ministres a trouvé une « solution » pour les prisonniers sidéens. De nouvelles dispositions seront prises pour eux. Il s?agit d?ailleurs d?une des causes des récentes tensions à la prison . Ces détenus réclamaient des privilèges et vivaient mal le fait qu?ils soient isolés. Ils avaient menacé les gardes-chiourme de les contaminer avec leur sang en les blessant.

Pour sa part, Wendy Lafleur est sorti de huit jours de coma vers 15 heures hier. Il respire néanmoins à l?aide d?un masque à oxygène. Il aurait commencé à parler mais ne consomme que de l?eau. Il est sous « stricte surveillance » médicale car il pourrait retomber dans le coma.

D?autre part, la police a débarqué hier chez Eden François, le père de Wendy Lafleur. Ce dernier a refusé d?accompagner les policiers au poste. « J?ai refusé de partir car je croyais qu?ils allaient m?arrêter après les allégations des gardes-chiourme. Après avoir entrepris des démarches, j?ai pu avoir un rendez-vous avec Dass Joganah lundi, pour donner ma version des faits», soutient-il. Dans une déposition au poste de police de Barkly, quelques gardes-chiourme ont allégué avoir été malmenés par Eden François.

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