Publicité
Bénarès de B. Pyamootoo un accueil mitigé en France
Par
Partager cet article
Bénarès de B. Pyamootoo un accueil mitigé en France
Bénarès, le premier film mauricien en est à son quatrième jour d?exploitation dans les cinq villes françaises où il est projeté : Paris, Marseille, Montpellier, Tourcoing et Strasbourg.
L?avant-première du film, qui s?est déroulée au Saint André des Arts, dans le quartier latin de Paris, a fait salle comble. La projection du film, suivie d?un débat animé par Barlen Pyamootoo, l?auteur, le scénariste et le réalisateur, a été très suivi. Seul bémol : la communauté mauricienne de France n?est pas au rendez-vous.
Les attentes et les espoirs sont nombreux pour Bénarès, le premier film mauricien, sorti le 29 mars, en France. C?est dans la presse française, que le premier film de Barlen Pyamootoo, adapté du roman éponyme, fait écho.
Le magazine Télérama, qui a la réputation de ne pas être tendre, trouve un écho plus que favorable, sous la plume du critique Louis Guichard. « Le premier film de l?écrivain mauricien Barlen Pyamootoo (d?après son propre roman) irradie une douceur et une tranquillité séduisantes, qui tiennent, entre autres, à une trame dénuée de tout conflit ou tension. Cette suavité a son revers, une langueur monocorde, que renforce l?alternance métronomique de paysages nocturnes sur fond de jazz et de conversations entre les protagonistes. Mais quelque chose filtre de l?essence du projet : donner à voir et à sentir l?ineffable d?un moment transitoire (un trajet en voiture), qui devient soudain un temps plein, suspendu, et une fin en soi. »
Une critique qui a de quoi ravir Eric Lagesse, le distributeur du film, en France. « Nous sommes ravis, Barlen est très heureux de l?accueil reçu par son film. La presse est dans l?ensemble bienveillante, mais nous regrettons que les Mauriciens de France ne se mobilisent pas pour soutenir le premier long-métrage mauricien, malgré notre entêtement à leur « vendre » ce produit 100% mauricien.»
Le film assure la même dramaturgie que le livre et c?est peut-être là son moindre défaut. « On devine l?intention poétique, mais le réalisateur, qui touche une caméra pour la première fois de sa vie, ne sait pas (encore) changer les mots en image », lui reproche Béatrice Toulon dans sa critique parue dans le magazine Studio.
Pour l?heure, les entrées du film ne décollent pas vraiment dans les cinq villes où Bénarès est projeté. « Les copies vont continuer à tourner dans d?autres salles de France, mais nous souhaiterions davantage de fréquentation en dehors de la présence de Barlen, » ajoute Eric Lagesse.
Bénarès, film d?auteur, au propre comme au figuré, n?attend plus que le public mauricien se déplace en nombre pour le voir sur grand écran, le 3 mai, au cinéma Star, au Caudan.
Publicité
Publicité
Les plus récents