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Aucune trace des boîtiers numériques à la douane
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Aucune trace des boîtiers numériques à la douane
L?image reste brouillée. Suivre le feuilleton des boîtiers numériques est toujours aussi difficile pour les spectateurs. Aujoud?hui, ces fameux boîtiers pour capter la télévision numérique terrestre (TNT) sont introuvables. A la douane, il n?y a aucune trace de ces convertisseurs tandis que des enquêtes faites dans des magasins d?électronique à Port-Louis ont révélé que des set- top boxes permettant de profiter des chaînes numériques terrestres ?ne sont pas encore disponibles sur le marché?.
Navin Ramgoolam, Premier ministre a répondu dans ce sens à six interpellations de députés de l?opposition hier.
Pourtant, dans son discours officiel lors du soft launch du service, le 30 septembre dernier, Bijay Madhou, directeur général de la MBC, avait indiqué avoir été informé que ?des milliers de boîtiers numériques sont arrivés à Maurice et attendent d?être dédouanés. Certains sont déjà sur le marché?, disait-il avec confiance. Le même jour, l?on devait confier avec certitude dans les coulisses de la MBC qu?environ 5 000 convertisseurs attendaient à la douane. C?est également ce que l?on laissait entendre dans les milieux douaniers, en début de semaine. A la douane, des sources ajoutaient que ceux-ci se trouveraient dans un entrepôt privé à l?aéroport et qu?ils ont été acheminés à Maurice fin septembre.
Néanmoins, comme souligné par Navin Ramgoolam à l?Assemblée nationale hier, ?le contrôleur des douanes a confirmé qu?aucune cargaison de boîtiers numériques n?a été identifiéé comme étant arrivée ou ayant été déclarée à ce jour?. Le leader de l?opposition, Paul Bérenger, qui est revenu sur les propos de Bijaye Madhou, n?a pu obtenir plus de renseignements de Navin Ramgoolam à ce sujet.
Favoritisme ?
Ces fameux convertisseurs que l?on dit déjà arrivés dans certains milieux (et pas encore dans d?autres) sont au centre d?une polémique. Certains crient en effet au favoritisme envers un groupe de personnes, proche de la direction de la MBC, qui aurait eu les spécifications pour les boîtiers numériques afin de pouvoir être les premiers à les introduire sur le marché. Faits que l?on nie officiellement.
Ces spécifications ont été finalisées le 15 septembre dernier par MultiCarrier (Mauritius) Ltd (MCML), compagnie publique offrant la plateforme numérique. Elles ont été distribuées par la MBC aux importateurs potentiels par la suite. Des annnonces ont été faites du 15 septembre au 18 septembre sur les trois chaînes de télé. Par son explication, le Premier ministre met donc en doute la thèse selon laquelle il y aurait eu de mauvaises pratiques.
Le 6 octobre dernier, la MBC avait émis un appel d?offres pour l?achat de 2 000 convertisseurs. Mais, au final, la MBC a fait marche arrière et a décidé de ne plus acheter de set-top boxes, dit le Premier ministre. Le coût de l?introduction de la TNT reste également un mystère. A une question de Paul Bérenger, le Premier ministre a indiqué n?avoir pas eu d?informations à ce sujet.
Faisant l?historique de l?introduction de la TNT à Maurice, Navin Ramgoolam rappelle, qu?en octobre 1998, le gouvernement avait commandé une étude auprès de Télé Diffusion de France en vue d?introduire cette technologie à Maurice.
En février 2002, MCML a commencé ses tests qui ont été concluants. Actuellement, c?est 70 % du territoire mauricien qui est arrosé par le réseau de TNT. ?MCML fait les arrangements nécessaires pour accroître la couverture à 95 % d?ici novembre et 100 % d?ici février 2006?, indique le chef du gouvernement.
Est-ce que la TNT servira également à briser le monopole télévisuel de la MBC ? La réponse est affirmative. ?Une des raisons majeures de l?introduction de cette technologie est de permettre au privé d?accéder à un service de bonne qualité?, souligne Navin Ramgoolam.
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